BIENTOT LES ELECTIONS :
Pendant quelques années, j'ai su pour qui voter ! Puis vint le temps de savoir "pour qui ne pas voter" ! Aujourd'hui, avec un peu plus d'ans et de réflexion, avec la complicité d'Internet, je vois les choses autrement, je vous fait donc profiter de mes cogitations d'avant scrutin.
Je commence par Jean-Marie, le plus ancien, que j'aime bien lorsqu'il parle de la préférence nationale.
Avec Philippe "la France, tu l'aimes ou tu la quitte", ou quand il parle de "la France face aux problèmes majeurs", on ne peut qu'applaudir !
Frédéric, lui, veut rassembler "des femmes et des hommes qui en on assez de voir leurs conditions de vie et leur environnement se dégrader et qui refusent, tiens donc, de voir leur identité, leur culture, leurs valeurs disparaître". Mais c'est bien sûr...
Pour Nicolas, c'est plus facile, les médias m'ont bien aidée : l'identité nationale (encore), la sécurité mais surtout remettre la France au travail et exiger une part de travail en échange des aides sociales, ça me plaît. J'aime bien aussi son idée de diminuer les prélèvements obligatoires de 4 points en faveur de l'UE, quoique je préférerais avoir une idée plus juste en terme d'espèces sonnantes et trébuchantes, pour éviter de trébucher justement. Par contre je suis vivement opposée aux délocalisations qu'il défend aux fins de "libéralisme". Je trouve qu'il y en a déjà beaucoup trop, du libéralisme !
Ségolène se verrait bien promouvoir l'emploi des jeunes, favoriser le placement des étudiants par les universités, réconcilier le pays avec ses entreprises : "ce n'est pas avec des emplois précaires, mal payés, à temps partiel qu'on aura des salariés motivés, efficaces", elle veut aussi diminuer le nombre des ministères, je ne préconiserais pas autre chose pour réformer l'état et réduire la dette. Elle pense aussi que la "puissance publique" doit aussi s'impliquer dans la répartition des profits. Par contre et à l'inverse, son discours trop engagé me fait craindre qu'elle ne soit pas capable de s'affranchir "de la toute puissance des lobbies", comme elle le prétend. J'habite une ville ou "le recrutement et la persuasion sont très actifs". Je crains que si l'on ouvre une porte de plus, il n'y ait un très gros courant d'air !
Dominique prône la défense de l'environnement, et cela me va bien, je l'ai aussi entendu dire qu'il devrait être interdit de distribuer des dividendes aux actionnaires, après les licenciements ou les délocalisations, et j'aime cette idée, originale, puisque aucun député n'a fait de propositions de loi allant dans ce sens malgré les délocalisations et les licenciements précédents.
Pour marie-Georges "le Capital s'enrichit au détriment des salaires", elle propose le droit à l'emploi et au logement pour les jeunes, de faire baisser le coût du logement à 20 % des revenus du foyer, d'interdire les expulsions et les coupures d'eau et EDF. Par contre je déteste ses idées d'augmentation des minima sociaux de 300 euros et d'allocations à l'autonomie, parce que je fais partie des travailleurs qui se lèvent tôt, ont gagné leur autonomie par le travail, ne perçoivent aucunes des "aides" dont leurs voisins "démunis" sont largement pourvus (Voir Marianne : "les pièges de l'assistanat" N° 513). A vrai dire ce sont les mesures telles que celles là qui empoisonnent la vie des citoyens et font l'apologie de la paresse. A-t-on vu déjà des RMIstes défiler pour demander du travail. Moi jamais !
J'aime bien le combat de José contre la mal bouffe ou la mondialisation et la défense de nos paysans.
Avec Gérard, c'est le retour aux services publics contre les diktats de l'UE, et pour la défense de la Sécu.
Olivier trouve que "Nos vies valent plus que leurs profits", ou "qu'il y a un besoin urgent d'une force anti-capitaliste". Ce qui est complètement juste !
Avec Arlette : "l'avenir appartient à la classe ouvrière", et "non seulement la classe ouvrière existe toujours mais elle est plus économiquement exploitée que par le passé". Et c'est tout à fait vrai.
Vous l'aurez compris, j'aurai beaucoup de mal à choisir. J'aimerais voter un peu pour chacun d'eux pour qu'ils appliquent "un peu" leurs programmes, mais "pas trop" parce que je ne veux plus payer les pots cassés pour les autres ; Un peu plus de Capital pour les ouvriers, un peu moins d'assistanat pour les autres !
Il en reste un : François. Lui je l'ai gardé pour la fin parce que j'aime bien son idée de faire travailler tout le monde ensemble, droite et gauche unis pour la France, ça sonne bien. C'est même mon idée, je pourrais lui écrire son programme, à croire qu'il a lu dans mes pensées. Le seul problème c'est qu'il vient lui aussi du sérail, je ne crois donc pas qu'il soit en mesure de réformer comme il le faudrait. Moi je le ferais. Je ne me ferais pas beaucoup de copains, mais je rembourserais la dette de l'état !
Avec la 6eme République, certains veulent nous refaire le coup de la constituante et nous ramener dans le passé. Alors que nous voulons rompre avec le passé. Nous voulons avoir un avenir. Nous voulons nous soustraire à la misère, nous voulons la reconnaissance de notre travail, nous voulons pouvoir nous enrichir grâce à lui. Nous voulons élever nos enfants dans un monde meilleur, pas en contempler la destruction par la pollution. NOUS VOULONS TOUT ?
OUI... COMME TOUT LE MONDE !
TROP DE CANDIDATS, C'EST SUR...
Est-il plus démocratique d'avoir 12 candidats à l'élection présidentielle ?
Est-ce que c'est la preuve d'une grande démocratie comme l'on peu l'entendre, ou est-ce la preuve que l'accès est trop ouvert, et que nous risquons à chaque fois de voir l'élection d'un candidat farfelu ou extrémiste ?
Je pense aussi que c'est la preuve que pour certains, la présidence de la république n'est pas une affaire sérieuse qui engage notre avenir à tous pendant cinq années avec des conséquences qui peuvent s'avérer désastreuses.
Il est urgent de réformer, pour que les institutions soient à l'abri d'un "coup d'état" prétendu légal parce que sortant des urnes. La politique est une affaire sérieuse, la plus haute charge ne doit pas être un enjeu que d'aucun risque de convoiter pour de mauvaises raisons !
FRANCOIS BAYROU, UN HOMME POLITIQUE COMME LES AUTRES ?
Je cite diverses citations reprises par mon Midi Libre régional :
En date du 24 février 2007, Jack Lang : "Ceux qui imaginent que Bayrou pourrait franchir le premier tour se mettent les doigts dans le nez !" (pour l'image excusez du peu); Le même qui revendique à grands cris pour le débat avec Ségolène... pour avoir son poste !
Benoît Hamon, député Européen P.S : "Toute voix de gauche qui se portera sur F. Bayrou sera immédiatement comptabilisée comme un soutien à une politique de droite !"
Clémentine Autain (app. PCF) et Anne Le Strat (verts) : Les déçus de la gauche (c'est enfin leur reconnaître le droit d'exister) ne devraient pas oublier que F. Bayrou est un homme de droite."
Aujourd'hui tous caressent Bayrou dans le sens du poil. En date du 18 avril, c'est à dire quelques jours avant le premier tour de la part de J.V par couriel à Midi Libre : "Il est parmi les quatre qui se détachent, celui qui cristallise le moins de rejet."
Nous devons donc tous choisir celui que nous rejetons le moins, ce qui n'est pas du tout flatteur pour les deux gagnants du premier tour vous en conviendrez avec moi, cependant F. Bayrou aura marqué la campagne par sa volonté de rupture avec la politique politicienne et par ses idées (les miennes aussi) à contre courant !
F. Bayrou disait lundi soir à la télé : "tout le monde m'aime." Ce qui est formidable aujourd'hui était honni hier par toute la clique de gauche.
Mais les nouveaux électeurs du centre ne sont pas encore des vrais électeurs du centre au sens ou je l'entend, ce ne sont encore que des déçus de la politique de droite et de gauche qui se sont découvert un porte flamme pour toutes les suggestions d'une autre façon de faire de la politique en commun. Rien ne nous dit que cet état embryonnaire de parti du centre va devenir un grand parti demain.
Beaucoup se rappellent que les giscardiens se sont entre déchirés pour succéder au "patron" après la défaite de 1981 orchestrée par Chirac, ce qui a placé le parti dans les limbes électoralistes, où il pourrait fort bien revenir demain si d'aventure ses nouveaux électeurs étaient déçus une fois de plus !
Qu'adviendra-t-il de ce qu'il faut bien qualifier de la victoire du premier tour dans l'avenir, la question est posée. Bayrou saura-t-il concrétiser cet espoir qu'il a levé pour de nombreux Français qui veulent croire en un avenir meilleur, puisqu'il a l'air de céder aux instances dirigeantes socialistes qui ne souhaitent pas du tout le bien de la France, mais plutôt la reconquête de leurs situations avantageuses à la tête des ministères, avec les privilèges qui s'y rapportent ?
Je pense pour ma part qu'il aurait dû se garder de donner l'impression de prendre parti pour pouvoir garder la possibilité de développer ses idées lui-même. Je crains qu'il ne soit trop tard une fois que nous aurons acquis la certitude (en acceptant d'être "manipulé" pour obtenir le vote des ses électeurs) que ce n'est qu'un homme politique comme les autres, et pas le rassembleur qu'il prétend être.
Ce n'est qu'un jeu de dupes dont nous ne voulons plus faire les frais, nous savons ce que valent les promesses des candidats... le temps d'un passage aux urnes et qu'ils ont obtenus ce qu'il veulent !!!
Si le bulletin blanc était reconnu et validé, nous verrions bien ressortir l'opinion réelle des Français à chaque élection, et alors peut-être que les choses évolueraient dans le bon sens. Ce n'est pas demain qu'ils nous donnerons la possibilité d'un vrai votez démocratique, ils ont trop peur pour leur Q !
Je cite diverses citations reprises par mon Midi Libre régional :
En date du 24 février 2007, Jack Lang : "Ceux qui imaginent que Bayrou pourrait franchir le premier tour se mettent les doigts dans le nez !" (pour l'image excusez du peu); Le même qui revendique à grands cris pour le débat avec Ségolène... pour avoir son poste !
Benoît Hamon, député Européen P.S : "Toute voix de gauche qui se portera sur F. Bayrou sera immédiatement comptabilisée comme un soutien à une politique de droite !"
Clémentine Autain (app. PCF) et Anne Le Strat (verts) : Les déçus de la gauche (c'est enfin leur reconnaître le droit d'exister) ne devraient pas oublier que F. Bayrou est un homme de droite."
Aujourd'hui tous caressent Bayrou dans le sens du poil. En date du 18 avril, c'est à dire quelques jours avant le premier tour de la part de J.V par couriel à Midi Libre : "Il est parmi les quatre qui se détachent, celui qui cristallise le moins de rejet."
Nous devons donc tous choisir celui que nous rejetons le moins, ce qui n'est pas du tout flatteur pour les deux gagnants du premier tour vous en conviendrez avec moi, cependant F. Bayrou aura marqué la campagne par sa volonté de rupture avec la politique politicienne et par ses idées (les miennes aussi) à contre courant !
F. Bayrou disait lundi soir à la télé : "tout le monde m'aime." Ce qui est formidable aujourd'hui était honni hier par toute la clique de gauche.
Mais les nouveaux électeurs du centre ne sont pas encore des vrais électeurs du centre au sens ou je l'entend, ce ne sont encore que des déçus de la politique de droite et de gauche qui se sont découvert un porte flamme pour toutes les suggestions d'une autre façon de faire de la politique en commun. Rien ne nous dit que cet état embryonnaire de parti du centre va devenir un grand parti demain.
Beaucoup se rappellent que les giscardiens se sont entre déchirés pour succéder au "patron" après la défaite de 1981 orchestrée par Chirac, ce qui a placé le parti dans les limbes électoralistes, où il pourrait fort bien revenir demain si d'aventure ses nouveaux électeurs étaient déçus une fois de plus !
Qu'adviendra-t-il de ce qu'il faut bien qualifier de la victoire du premier tour dans l'avenir, la question est posée. Bayrou saura-t-il concrétiser cet espoir qu'il a levé pour de nombreux Français qui veulent croire en un avenir meilleur, puisqu'il a l'air de céder aux instances dirigeantes socialistes qui ne souhaitent pas du tout le bien de la France, mais plutôt la reconquête de leurs situations avantageuses à la tête des ministères, avec les privilèges qui s'y rapportent ?
Je pense pour ma part qu'il aurait dû se garder de donner l'impression de prendre parti pour pouvoir garder la possibilité de développer ses idées lui-même. Je crains qu'il ne soit trop tard une fois que nous aurons acquis la certitude (en acceptant d'être "manipulé" pour obtenir le vote des ses électeurs) que ce n'est qu'un homme politique comme les autres, et pas le rassembleur qu'il prétend être.
Ce n'est qu'un jeu de dupes dont nous ne voulons plus faire les frais, nous savons ce que valent les promesses des candidats... le temps d'un passage aux urnes et qu'ils ont obtenus ce qu'il veulent !!!
Si le bulletin blanc était reconnu et validé, nous verrions bien ressortir l'opinion réelle des Français à chaque élection, et alors peut-être que les choses évolueraient dans le bon sens. Ce n'est pas demain qu'ils nous donnerons la possibilité d'un vrai votez démocratique, ils ont trop peur pour leur Q !
LES ENJEUX DU BULLETIN DE VOTE !
En ces temps où les idéologies sont encore glorifiées au détriment de la raison, où les voix doivent encore, si on les écoute, être forcément de droite ou de gauche, je souhaite que la raison l'emporte et que chacun choisisse en fonction du choix qu'il fait pour la société. N'oublions pas qu'il va nous falloir payer la facture. Faisons en sorte qu'elle soit le moins salée possible.
Que veut-on en somme : plus de dettes pour l'état, plus d'assistanat, plus de libertés individuelles, plus d'à peu près gouvernemental, de direction à la godille, et de favoritisme de copinage de gauche envers les dirigeants des multinationales, sans compter les privilèges qui ne seront pas abolis.
Où plus de copinages de droite envers les dirigeants de multinationales, des dettes de l'état certes pas aggravées mais de si peu, moins d'assistanat, plus de gouvernance mais pas nécessairement dans la bonne direction, des libertés individuelles moins prégnantes mais pas plus de Liberté personnelles.
En fait je souhaite voir plus de Liberté personnelles et non pas individuelles. Avec plus de sens de la Personne en majuscule, un pas en avant qui aurait DU SENS en mettant en avant le sens de l'Humain dans ce qu'il a de plus positif, alors qu'aujourd'hui on ne nous parle que des "libéralités" sexuelles. Au détriment du respect de la personne ce qui est une souffrance majeure en constente augmentation.
Le sens de la personne âgée en tout premier puisque nous sommes tous des futurs vieux, et que nous avons tous du souci à nous faire pour notre avenir à plus ou moins long terme !
Le sens des valeurs vraiment Humaines qui ont bien disparu depuis que les révolutionnaires de 68 nous ont obligés à les passer aux oubliettes et que l'Homme a tant perdu de sa LIBERTE D'ETRE pour n'être que le pantin de sa libido ou de celle des autres !
Il y a donc un choix de société extrêmement important, quoi qu'il n'y paraisse, qui engage notre avenir financier en tout premier lieu car les dettes mettent du temps à se résorber (cinq années supplémentaires de crédit peuvent faire vingt ans de dettes).
Dernière minute : je viens d'apprendre que des jeunes se sont fait cracher dessus pour avoir distribué des tracts au nom de Sarkozy. Où sont donc passée la démocratie et la liberté ?
La question est posée ! |