BRAVO A DSK
NOUVEAU PATRON DU FMI !
CROISSANCE ET POLITIQUE (infos Midi Libre du 22 déc. 2007)
Professeur agrégé d'économie, Dominique Strauss-Kahn, est le
nouveau patron du FMI.
Du haut de sa présidence, celle du fonds monétaire
international, à Washington, DSK conserve un œil avisé et critique sur la France. Il se réserve
aussi pour 2012 et les elections présidentielles françaises.
S'agissant des prévisions économiques du gouvernement Fillon
pour 2008, qui ont d'ailleurs été mises en doute sévèrement à la fois par la commission
européenne et l'OCDE, l'ancien ministre socialiste estime que « la France
sera atteinte, malheureusement, comme tous les autres pays par la diminution de
la croissance ».
Raisonnant à partir de la crise des « subprimes »,
ces prêts risqués qui ont ébranlé les banques américaines depuis Août dernier,
DSK pense que la prévision de croissance de Paris, 2,5% pour 2008, va être
difficile à atteindre », au moins pour les six premiers mois. Et
d'argumenter : « il se pourrait que la fin de l'année 2008 soit un
moment de rebond, si l'on s'aperçoit que finalement tous les comptes ont été
apurés et que la confiance revient ».
Ce n'est pas le cas aujourd'hui, je ne suis pas
particulièrement optimiste sur la deuxième moitié de l'année », a-t-il
précisé.
Il étend même son propos : « En Europe et aux
Etats-Unis, les effets tels qu'on peut les mesurer au FMI sont significatifs,
la croissance sera plus faible mais ne sera pas obligatoirement catastrophique,
elle continuera d'exister ». Pour lui, la croissance mondiale en
particulier « continuera d'être relativement forte » en 2008, car les
pays qui tirent la croissance (la Chine, l'Inde, le brésil sont peu touchés par
la crise ».
DSK, malgré son éloignement américain grâce au soutien actif
de Nicolas Sarkozy, pense toujours à une éventuelle candidature à l'Elysée. DSK
avait été défait par Ségolène Royal dans la course à l'investiture du parti
socialiste pour l'élection présidentielle, il y a juste un an ! (pour
mémoire les non-débats télévisés, avec les questions préparées à l'avance, et
la platitude de l'improvisation ont fait que de vrais orateurs comme DSK ou
FABIUS se sont trouvés un peu « muselés », d'aucuns diront que les
« débats étaient parfaitement démocratiques » pour ma part, je dirais
que non. La preuve en est que je connais beaucoup de socialistes qui n'ont pas
voté Ségolène et qui auraient volontiers voté DSK. Et face à Nicolas, je pense
que les chances du parti socialiste étaient défendables… mais les ambitions et
l'intérêt du parti ne vont pas nécessairement de pair !
Je pense que Mme Royal peut bien s'agiter chaque fois que le
vent se lève, cela ne lui donnera pas les qualités dont nous avons besoin pour
diriger un pays !
|