J'ai du mal à cerner le personnage. D'après les documents que j'ai pu
lire jacques Attali oscille entre son penchant capitaliste *, et ses
influences socialistes**:
Lorsqu'il nous livre son opuscule sur les 316 propositions pour libérer
la croissance, à quel Jacques Attali peut-on se référer. A son passé dans les
coulisses du pouvoir socialiste, ou à celui qui exerce ses talents dans les
hautes sphères du capitalisme. Jacques Attali est-il ce caméléon qu'il veut
bien nous laisser voir, ou le personnage est-il encore plus complexe.
Il n'est pas possible de décrire l'un et d'omettre l'autre. Comme les
deux faces d'une même pièce de monnaie, il semble que le phénomène Attali soit
inexplicable.
-A la fois hautes études économiques (il dirige actuellement PlaNet
Finance et préside la commission pour la libération de la croissance française.
En 1966, il sort major de promotion de Polytechnique (X63). Docteur d'État en sciences
économiques, Ingénieur de l'École des mines de Paris, diplômé de l'Institut
d'études politiques de Paris et de l'École nationale d'administration dont il
sort troisième de sa promotion en 1970 (promotion Robespierre avec Philippe
Séguin et Louis Schweitzer).
-Et auteur
prolifique : il a publié de nombreux essais et romans, dont le dernier un
peu plus « borderline ». L'homme est un boulimique !
Lorsqu'on
regarde le résumé de « la
Voie Humaine », c'est un homme profondément humaniste
qui s'exprime…
Lorsqu'on
regarde le rapport Attali : c'est le capitaliste qui reprend le dessus
inexorablement. Nicolas Sarkozy est-il plus au fait que nous sur l'inclinaison
politique de Jacques Attali ? (Philippe Séguin à refusé de « pondre »
ce rapport)
EXTRAITS CHOISIS
DE SA CARRIERE ECONOMIQUE :
*« Il crée la Banque Européenne
pour la reconstruction et le développement (BERD) à Londres et en devient le
premier président. Il avait lancé l'idée de cette institution en 1989, peu
avant la chute du mur de Berlin, pour soutenir la reconstruction des pays de
l'Europe de l'Est. Jacques Attali a ainsi fondé la première institution
s'occupant de l'Europe de l'Est. Sous l'impulsion de son président, la BERD a
en premier lieu lancé des investissements destinés à la protection des centrales
nucléaires, à la protection de l'environnement et, plus généralement, au
développement des infrastructures et de la privatisation ».
EXTRAITS CHOISIS DE SA CARRIERE POLITIQUE :
** Son étroite collaboration avec François Mitterrand
commence en décembre 1973. En 1981, François Mitterrand, qui vient d'être élu président
de la République, le nomme « conseiller spécial » lors de son arrivée
au palais de l'Élysée, après seulement trois entrevues et l'installe dans
l'ancien bureau des aides de camp qui jouxte le bureau présidentiel. Dès lors,
Jacques Attali rédige, chaque soir, des notes à l'attention du président sur l'économie,
la culture, la politique ou le dernier livre qu'il a lu ou parcouru. Le
président lui confie également le rôle de sherpa (représentant personnel d'un Chef
d'État) pour les sommets du G7.
JACQUES
ATTALI EST-IL COMME LE CORBEAU DE LA FONTAINE QUI VIT
AUX DEPENDS DE CELUI QUI L'ECOUTE ? (et qui s'adapte à ses prescripteurs)
QUI EST VRAIMENT JACQUES ATTALI ?
ROULE T-IL POUR LE MEDEF AVEC LES 316 PROPOSITIONS POUR RELANCER LA
CROISSANCE ?
Je n'ai pas de réponse à cette énigme !
Résumé de La Voie humaine
Jacques Attali expose un projet d'évolutions de société
civile visant à donner au plus grand nombre une meilleure maîtrise du temps. Ce
projet, qui pourrait être celui d'une nouvelle social-démocratie, permettrait
de " conserver le meilleur du marché et de la démocratie tout en
protégeant de leurs dérives "[1].
Le déséquilibre des forces entre marché et démocratie, en faveur du marché,
conduirait à une précarité croissante des choses, des idées et des gens. Ce
projet propose comme moyens d'action pour lutter contre la précarité
généralisée :
- La gratuité des biens
essentiels : (nourriture, logement, connaissance, santé) : "
Il faut que des choses et des services échappent aux marchés, cessent
d'être échangés contre de la monnaie, il faut que du travail ne soit plus
vendu, mais devienne libre et volontaire, créateur à la fois de richesse
et de plaisir pour celui qui l'accomplit comme pour celui qui en bénéficie
"[1].
- La responsabilité : "
Pour renforcer la démocratie face au marché et inviter les citoyens à
exercer leurs droits, il faudrait pouvoir remettre en cause le principe de
la délégation de pouvoir, la représentation, et aller vers une démocratie
directe, permanente, sur mesure, en tous lieux, dans toutes les
organisations publiques ou privées où des décisions collectives doivent se
prendre; en y associant tous ceux qui y sont concernés, soit parce qu'ils
y habitent, soit parce qu'ils y travaillent, soit parce qu'ils en sont les
usagers, soient parce qu'ils seront d'une façon ou d'une autre affectés
par leur devenir. " [1]
- Le savoir : "
Chacun doit avoir les moyens [...] de l'apprentissage, de la curiosité, du
savoir en soi [...] "[1]
|