En regardant bien par le petit bout de la lorgnette, on peut
remarquer que les jeunes n'ont sans doute pas tout à fait tord de jeter un
regard de dédain sur notre monde à nous.
Mr 172% dit « On va nettoyer les cités au karcher » !
C'est vrai que les jeunes abusent : déjà à l'école, ils
ne foutent rien. Passent leur temps en bas des cités à subir l'influence
malveillante de ceux qui sont plus âgés (les + de 18 ans risquent la
prison !), et qui les utilisent pour faire le guet et autres larcins.
Certains parents essaient bien de les mettre au travail : ça les calme
bien. Ils apprennent à voir le point de vue des adultes (autrement que dans le
cercle familial), et à se lever tôt. Le soir comme ils sont fatigués, ils
traînent moins, c'est logique !
Il y a les irréductibles : ceux qui veulent bien
travailler, mais qui ne veulent pas un boulot de mer*e comme les parents. C'est
craignos : rien à mettre sur le CV, difficile de postuler pour un emploi à
responsabilité… quand déjà à l'école on n'a pas pris la
« responsabilité » de bien travailler. Difficile d'intégrer le monde
du travail avec le pantalon en bas des fesses, un crachat entre chaque phrase,
la casquette à l'envers, un vocabulaire incompréhensible. Ils ne font vraiment
pas d'effort pour mettre toutes les chances de leur côté !
Ensuite c'est l'engrenage : la haine de la société fait
le reste. On brûle les voitures, les containeurs et autres joyeusetés. Après il
y a l'escalade vers le haut : vols, violences aux personnes, drogue,
souvent la rue parce qu'à ce stade les parents se lassent un peu et mettent le
jeune à la porte, s'il n'est pas déjà parti de lui-même, à cause des
remontrances qu'il encaisse tous les jours !
Mais le jeune qui n'est pas plus bête que nous, lorsqu'il regarde
les infos, que voit-il ?
Des délinquants en col blanc, qui ne sont que trop rarement
emprisonnés, voire pas du tout. Des délinquants qui sont mis en examen… Qui
bénéficient de la présomption d'innocence… Qui continuent à être invités dans
les meilleurs cercles, qui habitent des maisons luxueuses… Qui sont invités à
donner des conférences dans les autres pays… Où y retrouvent un emploi à leur
démesure !
Quelque fois il arrive même
que l'on en fasse des ministres comme Bernard Laporte :
« La confusion des casquettes de Bernard Laporte,
rugbystique (entraîneur du XV de France), politique (intime de Nicolas Sarkozy,
secrétaire d'Etat des Sports) et affairiste (investisseur dans les casinos, la
restauration et l'immobilier) est à son comble. L'imbroglio se déroule autour
du bassin d'Arcachon, où Laporte exploite des campings, après avoir tâté des
machines à sous, et se pique désormais de projets immobiliers. Durant l'entre
deux tours des élections législatives, un tract de quatre pages mettait en
cause le candidat socialiste François Deluga, président de la Cubas (Communauté
urbaine chargée localement de l'eau et des déchets). Il ne s'agit pas, à
proprement parler, d'un brûlot électoral, mais d'une «lettre ouverte» signée
d'une société immobilière, Socatest, furieuse que les autorités locales lui
refusent la délivrance d'un permis de construire. Simple détail : son gérant
n'est autre que Bernard Laporte, par ailleurs membre du comité de soutien de la candidate UMP
Marie-Hélène des Esgaulx, maire de Gujan-Mestras, en Gironde,
(qui affiche la trombine du rugbyman dans tous ses prospectus électoraux) ».
(source Wikipédia)
Petits rappels de quelques scandales financiers :
Vivendi Universal, Enron, Worldcom : des empires dont le nom
fait écho à des scandales financiers. Retour sur les conséquences de ces
affaires : des patrons démissionnaires ou déchus, des businessmen suspectés, à
la retraite ou même en prison. Histoires d'argent…
1. Société Générale : le braquage du siècle
24 janvier
2008 : coup de tonnerre dans l'univers des traders français… Jérôme Kerviel,
jeune courtier de 31 ans à la Société Générale, a réussi à détourner 5
milliards d'euros au nez et à la barbe de sa hiérarchie. Comment un seul homme
est-il parvenu à déjouer tous les systèmes de contrôle de risque de la banque ?
C'est une des questions à laquelle devra répondre le président de la banque Daniel Bouton.
Ce dernier s'apprêtait à annoncer à ses actionnaires un bénéfice net de 5,5
milliards d'euros pour 2007 quand la nouvelle est tombée…
2. EADS : soupçons de délit d'initiés
Le groupe
d'aéronautique EADS est plongé dans la suspicion d'un grave délit d'initiés.
Noël Forgeard a été contraint de démissionner en juillet 2006 et d'autres têtes
actionnaires ou dirigeantes, à l'instar d'Arnaud Lagardère, se retrouvent dans
la tourmente médiatique. (Mais il est parti les poches bien garnies… grâce à
l'amitié de Th. B. qui a négocié ses indemnités de départ, et il a redistribué
les stocks options à ses enfants. Toute la famille s'est enrichie)
3. Vivendi : irrégularités comptables
Vivendi Universal -
été 2002. Jean-Marie Messier le patron "J6M", caricaturé (Jean-Marie
Messier moi-même maître du monde) par les Guignols de Canal +, est limogé. En
cause : une dette camouflée de 19 milliards € due à d'importantes acquisitions.
Messier s'en va en espérant toucher un chèque de départ de 20 millions d'euros…
Espoir déçu ! (Je crois me rappeler que lui au moins a restitué le chèque des
indemnités qu'il avait perçues !)
4. Enron : maquillage comptable
Comment un courtier
en énergie aux 100 milliards de dollars de chiffre d'affaires annuel a
distribué des millions en primes de départ et stock option avant de mettre la
clef sous la porte brutalement en décembre 2001 ? Les dirigeants du groupe,
dont le PDG Kenneth Lay (décédé d'une crise cardiaque en 2006) ont été reconnus
coupables d'avoir trafiqué les comptes.
5. Worldcom : fraudes comptables
Condamné à 25 ans
de prison, Bernard Ebbers, l'ancien patron de Worldcom a écopé d'une sanction
historique. En cause : fraudes et faux en écriture à hauteur de 11 milliards de
dollars entre 2000 et 2002. Le but : gonfler les résultats de l'entreprise pour
rassurer les investisseurs et les marchés.
6. Crédit Lyonnais : dissimulation
d'informations ?
1993 sonne la fin
du Crédit Lyonnais. Reste le litige qui oppose l'ex-établissement financier à
Bernard Tapie. Un tribunal arbitral va reprendre le dossier prochainement. En
cause : la revente d'Adidas en 1992. Le Lyonnais, alors mandataire bancaire,
aurait encaissé 2 milliards de francs via ses filiales, sans en informer le
groupe Tapie.
7. Parmalat : falsification de résultats
Décembre 2003. Le
géant des produits laitiers italien Parmalat annonce sa banqueroute. En cause :
un trou de 14 milliards d'euros dans les comptes de l'entreprise. 135 000
épargnants italiens ont tout perdu. Une vingtaine de responsables - dont
Calisto Tanzi - sont accusés de « banqueroute frauduleuse (entre autres) » et
risquent jusqu'à 15 ans de prison.
8. Rhodia : irrégularités comptables ?
C'est l'histoire
d'un financier qui investit son argent dans l'entreprise chimique et qui perd
quelque 40 millions d'euros. Le risque de la bourse ? Hughes de Lasteyrie
(décédé en juillet 2007) est alors convaincu d'avoir été dupé par les anciens
administrateurs de Rhodia, dont peut-être Thierry Breton. La justice suit son
cours.
9. UIMM : une caisse noire ?
Denis
Gautier-Sauvagnac, président de l'UIMM, aurait-il effectué des retraits
suspects sur le compte de la fédération patronale pour distribuer de l'argent à
des syndicats « amis » ? L'enquête préliminaire du Parquet de Paris devrait le
dire. En cause : 5,64 millions d'euros prélevés en liquide sur le compte entre
2000 et 2007.
10. ARC : détournements de fonds
Juin 2000. Jacques
Crozemarie, fondateur et ancien président de l'Association de recherche sur le
cancer, est condamné en appel à quatre ans d'emprisonnement (peine qu'il
purgera entièrement) et 2,5 millions de francs d'amende pour « abus de
confiance » et « recel d'abus de biens sociaux », au préjudice des donateurs.
(en attendant il a bien profité : villa offerte par les donateurs… voyages
en gracieuse compagnie… train de vie de ministre, ETC.
11. Elf : détournements de fonds
En
novembre 2003, Alfred Sirven est condamné à 5 ans de prison et un million
d'euros d'amende. Il sera remis en liberté sous caution en mai 2004, mais
décède neuf mois plus tard d'un malaise cardiaque. Silence de celui qui en
savait « assez pour faire sauter vingt fois la République »... Reste les
détournements de fonds de plusieurs centaines de millions d'euros entre 1989 et
1993.
CONCLUSION :
Certes,
il y a quelques fois des condamnations ; Mais ce sont souvent des peines
de « principe » en regard des sommes astronomiques en jeu, des
préjudices subis tant par les actionnaires (les gros actionnaires en ont les
moyens…) que par les salariés… Et les conditions d'emprisonnement ne sont pas
du tout les mêmes… que pour le délinquant lambda !
Les
emplois perdus mettent des vies en danger : loyers, crédits, charges s'accumulent
sur le dos des pauvres victimes… Qui les aidera et qui les plaindra ?
Personne… l'huissier viendra et fera sa triste besogne pour achever la
victime !
Alors
c'est évident que le point de vue des jeunes doit être pris en considération
aussi. Lorsque toutes les exactions seront traitées avec une équité parfaite,
peut-être qu'il sera possible de remettre de l'ordre dans les cités !!!
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