Permettez-moi de dire ma
désapprobation au vu des chiffres des comptes de campagne, et des abus qu'ils
comportent !
N. Sarkozy a dépensé 34.445 euros de
frais de maquillage, Ségolène en ayant dépensé pour sa part 51.659 euros !
Avec la récession que nos élus de tous
poils nous imposent, notre pouvoir d'achat en berne dont Nicolas se fiche comme
d'une guigne, qu'aurions nous pu faire avec leurs dépenses futiles ?
Moi, perso, avec tout cet argent,
j'aurais essayé de trouvé à acheter une petite maison dans l'arrière pays,
quitte à me retrousser les manches pour les travaux. J'aurais eu un endroit
pour les vacances en famille, et la possibilité de me dire que ça au moins,
serait de côté pour mes enfants. Je n'aurais pas jeté par la fenêtre.
Pour mon maquillage, à l'année… je
dois dépenser 40 euros à tout casser…
On aurait pu aussi envoyer des
personnes âgées en vacances (je dis ça parce que pour les enfants c'est déjà
fait… et personne ne pense aux vacances des personnes âgées… pas même les
familles !) Les personnes âgées dérangent dans l'univers des congés payés.
Et je ne parle que des frais de
maquillage, imaginez le reste… Et la somme globale dépensée par l'ensemble des
candidats et de l'ordre de 76 millions d'euros. Une paille au regard du déficit
de la France. A
quand un déremboursement pour « responsabiliser les prétendants au
« trône » ?
Nous sommes bien
« responsabilisés » grâce aux déremboursements de certains médicaments
et la mise en place des franchises médicales pour nos dépenses de
santé !!!
Les candidats à l'Elysée ne seraient-ils
pas à égalité avec nous… ?
Présidentielle : les dépenses des candidats passées au peigne
fin
(Afp, 18/01/2008, 14h Sondage : Dépenses de maquillage et coiffure faramineuses pour
Ségolène Royal et N. Sarkozy pendant la campagne : comment réagissez-vous ?
Pour
valider les comptes des douze candidats à l'élection présidentielle de 2007, la
Commission nationale des financements politiques a passé au peigne fin leurs
dépenses, parfois sans lien évident avec le scrutin comme les frais faramineux
de coiffure ou de maquillage de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.
La commission a
ainsi jugé "manifestement excessifs" les 34.445 euros de frais de
maquillage figurant au compte de campagne de M. Sarkozy, considérant qu'il
s'agit de "dépenses habituellement de nature personnelle", selon un
document publié au Journal officiel le 10 janvier.
Résultat, il n'a
accepté de les prendre en compte dans le remboursement accordé au candidat que
pour le tiers de leur valeur, soit 11.482 euros.
Même constat et
même punition pour les 51.659 euros de maquillage et de coiffure figurant dans
le compte de campagne de Mme Royal, eux aussi jugés excessifs", et ramenés
à 17.220 euros dans les dépenses donnant lieu à remboursement.
Si ces sommes
représentent des gouttes d'eau dans les dépenses totales engagées par les deux
finalistes - respectivement 20,962 millions d'euros contre 20,615 millions - la
Commission s'est ainsi attachée à débusquer et parfois retoquer toutes celles
qui lui paraissaient non conformes ou exagérées.
Ainsi des 53.581
euros dépensés par Mme Royal pour équiper son QG du boulevard Saint-Germain
d'appareils de détection pour parer d'éventuelles écoutes, dépense jugée
"non spécifiquement destinée à obtenir des suffrages".
Ou encore les
50.073 euros de repas servis au siège de campagne de M. Sarkozy ou pris à
proximité dont "le caractère électoral n'a pas pu être démontré".
Les deux
finalistes de la présidentielle n'ont pas été les seuls à voir certaines de
leurs dépenses non prises an compte par la Commission.
Elle a ainsi
rejeté du compte de Jean-Marie Le Pen 157.110 euros dépensés pour une réception
en l'honneur de militants ayant participé à sa campagne. Idem pour les 48.642
euros versés aux six personnes ayant cherché pour lui des parrainages, mais
pour lesquels le leader du FN n'avait pu fournir de contrat de travail ni
convention de prestation.
Dominique Voynet
quant à elle ne percevra pas de remboursement pour les 787 euros d'amendes SNCF
qu'elle à fait figurer à ses comptes de campagne.
Pas plus que José
Bové ne se verra restituer les 2.912 euros "correspondant au prix des
abonnements des téléphones portables personnels des membres de son équipe de
campagne" qui, selon la commission, les auraient de toute façon payés en
l'absence de toute campagne électorale.
Les comptes de campagne des candidats à la présidentielle ont été validés
LEMONDE.FR | 17.01.08 | 17h05 • Mis à
jour le 17.01.08 | 18h10
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Aucun
compte d'un candidat à la présidentielle n'a été rejeté", a déclaré
jeudi 17 janvier le président de la Commission nationale des comptes de
campagne et des financements politiques (CNCCFP), en présentant ses vœux à la
presse, rappelant que "pour la première fois en 2007, la commission a
contrôlé les comptes de campagne" des prétendants à l'Elysée, soit
12 candidats. Cette tâche était assumée, lors de l'élection présidentielle de
2002, par le Conseil constitutionnel, qui avait rejeté les comptes de Bruno
Mégret (MNR) - et donc rien remboursé -, considérant qu'il avait bénéficié du
"concours du personnel communal" de Vitrolles, la ville dont
sa femme était la maire.
QUATRE CANDIDATS ONT OBTENU LE REMBOURSEMENT MAXIMAL
En 2007, les dépenses globales des candidats ont atteint "environ
76 millions d'euros", "un peu moins qu'en 2002" où
16 candidats s'étaient présentés. "Le remboursement décidé par la
commission s'élève à environ 45 millions d'euros", contre "53
millions en 2002", a indiqué M. Logerot. Les candidats ne pouvaient
dépasser un plafond de dépenses électorales pour le scrutin, de l'ordre de 16
millions d'euros pour chaque candidat au premier tour et de 20 millions pour
les deux accédant au second tour. En 2007, quatre candidats seulement
(Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, François Bayrou et Jean-Marie Le Pen) ont
dépassé les 5 % de suffrages qui leur donnent droit au remboursement maximal,
contre sept candidats en 2002. Les décisions concernant chaque candidat ont
été publiées au Journal officiel le 10 janvier. On y découvre que seul
Olivier Besancenot (LCR) a vu ses comptes validés du premier coup, alors que
les autres candidats n'ont obtenu le blanc-seing qu'après réformation (ajout
ou suppression des dépenses initialement déclarées par les mandataires des
candidats).
La commission rendra son rapport d'activité sur la présidentielle en juin.
Elle y fera des propositions, afin que le législateur puisse éventuellement
clarifier certains points des textes de loi. Car les neuf membres de la
commission ont dû trancher sur des phénomènes nouveaux. L'importante
utilisation d'Internet d'abord – François Bayrou ayant effectué les plus
grosses dépenses en ce domaine, précise-t-on à la commission – : un site
officiel doit être inclus dans les comptes, mais l'arbitrage peut varier
concernant le blog personnel du candidat, tandis que ses sites de soutiens
individuels et extérieurs ne peuvent être comptabilisés. Il a fallu aussi se
pencher sur les nombreuses parutions d'ouvrages de candidats, les voyages que
certains ont effectués à l'étranger, et distinguer les dépenses du candidat
et celles liées à ses autres fonctions, par exemple de ministre ou d'élu
local.
D'ici là, la commission devrait publier au JO, en mars, ses décisions
concernant les comptes des 7 640 candidats aux législatives de juin dernier.
Claire Ané, avec AFP
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