Au départ, le RMI était une bonne idée : aider plus les démunis à se réinsérer. Remettre en selle en somme.
Qu'en est-il 20 ans après ? Le fossé s'est durablement creusé entre une population inactive (certains diront que c'est bien involontairement, l'autre vision des faits est que cette dépendance est parfaitement acceptée par des paresseux qui se lèvent à midi) et la masse des travailleurs qui n'en peuvent plus de devoir tout payer : leurs impôts, les cotisations sociales, leurs loyers, leur électricité, et qui voient leurs voisins se prélasser.
Car le problème est bien là : nous vivons tous à côté d'un ... RMIste, inapte au travail, spécialiste de la longue maladie, que nous voyons très bien se supporter son statut de démuni, parfois même avec de plus jolies voitures que nous.
Comment voulez-vous que nous voyons tout cet assistanat d'un bon oeil ? Le fossé s'est donc bel et bien creusé, et la colère gronde quand en plus on nous parle de la dette de l'état !
L'autre face et que je crois bien que malgré toutes ces "aides", les publics concernés sont de plus en plus précarisé. Jamais il n'y a eu autant d'aides et jamais il n'y a eu autant de pauvreté !
Je cite un cas que je connais particulièrement, puisqu'il s'est produit dans mon voisinage, le RMIste de mari est aujourd'hui SDF. Je pense que sa femme l'avait d'une part assez vu, et que d'autre part il ne pouvait plus payer les factures, il était donc devenu gênant dans sa propre maison. Un homme inactif qui traîne à la maison, du canapé au frigo, qui n'aide pas au ménage et qui laisse traîner toutes ses affaires, que voulez-vous qu'on en fasse ? L'occasion était belle de se renouveler. Et ça défile je vous le garanti !
Y a-t-il eu seulement une étude faite auprès des SDF pour connaître le nombre de RMIste jetés à la rue ? Quand le progrès social détruit les hommes qu'il est sensé protéger, est-il bon de le maintenir.
Confucius a dit : "Si tu donne un poisson à un homme qui a faim, tu lui donnes à manger pour un jour. Si tu lui apprends à pêcher, tu lui donne à manger pour toute sa vie !" Je crois qu'il est temps de réhabiliter le travail pour l'homme lui-même, quitte à reconnaître 20 années d'erreurs. Outre que cela réduira la dette de l'état, cela rendra à l'humain toute la dignité à laquelle il a droit.
Si la richesse était dans le travail, et pas dans l'assistanat, la France ne serait pas coupée en deux comme elle l'est. Le camp des travailleurs d'un côté, celui des assistés de l'autre. Tant que le problème perdure la dette s'aggrave. La pauvreté aussi.
Je crois que cette situation arrange beaucoup les politiques de droite comme de gauche. Pendant un temps la montée de Le Pen dans les sondages a été attribuée à une stratégie électorale. Pourquoi n'en serait-il pas de même pour la précarité, c'est bien le fonds de commerce de la gauche il me semble.
Avec le Capital d'un côté (et les délocalisations et le chômage qui vont avec) et la précarité (la fracture sociale et la dette qui s'y rapporte) de l'autre, nous sommes bien mal embarqués. Au bout du compte, à un mois des élections, les électeurs hésitent toujours, de toute façon il faut payer les pots cassés.
Les travailleurs ne sont plus vraiment à gauche, parce qu'ils payent... pour les autres ! Nous espérons en un "libéralisme" beaucoup plus social pour l'avenir, car les entreprises ne doivent pas jouer la carte de l'actionnariat et s'en remettre aux assedics pour payer. Les délocalisations comme les licenciements doivent être interdits aux grandes multinationales qui font des bénéfices et reversent des dividendes.
Le point de départ du problème ce n'est pas le chômeur, qui profite certes peut-être un peu, mais bien le licenciement, qui met le salarié en rade. Le chômage qui se prolonge est aussi une mauvaise chose, il serait beaucoup plus sage de ne pas laisser les choses durer en rendant les formations obligatoires pour maintenir un esprit actif.
Ensuite le RMI ne devrait pas excéder une période de 6 mois (en formation alternance dans des secteurs ou la main d'oeuvre manque). L'ex RMIste n'ayant pas le "droit" de revenir à la case RMI avant longtemps. Il faut aussi changer la loi sur le chômage avec un livret de suivi d'activité pour les appréciations d'employeurs éconduits (voir le livre de Paresseux F. qui se vante d'avoir "travaillé" en tout quatre ans dans sa vie, dont les bénéfices devraient être saisis pour rembourser les assedics). Ce gugusse ne devrait plus jamais "bénéficier" d'aucun aide, quelle qu'elle soit et quelque soit son âge, surtout pas d'A.P.A, il serait gonflé de lui donner une auxiliaire de vie alors qu'il n'a jamais bougé le petit doigt. Qu'il se débrouille tout seul pour le reste de sa vie, il a cumulé en quelques années toutes les aides d'une vie entière !
P.S : Suite à "le droit de savoir" du mardi 1er mai (fête du travail, ça ne s'invente pas), le "coucou" le plus célèbre de France est toujours anonyme pour les contrôleurs, il se vante d'avoir perçu environ 100 000 euros des Assedics et 60 000 euros des différentes "prestations" qu'il a perçues. Nous lui avons payé un studio, il ne verse de sa poche qu'une cinquantaine d'euros chaque mois. Et nous pendant qu'il est dans son hamac, on se lève pour aller travailler !!! |