Aujourd'hui, j'ai décidé d'essayer d'expliquer les raisons qui m'ont amenée à nommer mon blog "justedesideekiderangent".
D'une part, c'est un nom de domaine, il doit être unique et donner une idée rapide des idées qui y sont développées. J'ai une fâcheuse tendance à aller à l'encontre du dogme de la pensée unique que je trouve néfaste en soi, comme toutes les dictatures.
D'autre part je suis par essence, un esprit libre et un peu frondeur, et je ne peux jamais m'empêcher de mettre bout à bout les brides d'informations que je glane un peu partout et d'en faire l'analyse. Cela se produit n'importe ou et n'importe quand au hasard des conversations. Je n'y peux rien ! Je ne me revendique que de mes propres idées, ce qui devient un problème crucial en période électorale !
Un moment donné "m" d'une bonne intention, la pensée unique produit un résultat statique, et quelques temps après il est possible de constater que dans les faits, la pensée unique a des effets pervers, c'est à dire qu'il s'y engouffre tout et n'importe quoi.
C'est valable dans toutes les directions, que l'on parle de faits de société, de politique, d'économie, de religion, d'art ou de tout autre sujet. Je vais donner un exemple simple que nous avons tous gardé en mémoire : "la révolte des banlieues".
Déjà "révolte", pourquoi les journalistes ont-ils choisi ce mot qui laisse entendre que dans les banlieues tout est noir. Ensuite pourquoi parler systématiquement du manque de travail dans les cités pour expliquer les événements, comme si chaque "révolté" était demandeur d'emploi.
Pourquoi ne pas parler plutôt du véritable problème : le désoeuvrement. Il aurait été certainement plus judicieux de faire une recherche en profondeur pour voir si chaque révolté venait d'une famille traditionnelle, j'entends par là : si le sujet a eu un père qui travaille, une mère qui s'est occupé de lui et de faire en sorte qu'il suive de bonnes études.
Pourquoi parler du manque d'intégration, alors que les familles ne posent pas problème. Parler du manque d'intégration, c'est parler de l'immigration, du racisme, de l'islam et faire le lit des extrêmes, ce qui arrange pas mal de politiciens avouez-le.
C'est "oublier" aussi que dans les révoltés, il n'y avait pas que des enfants de l'immigration, mais aussi des, comme ils disent, Français de souche. C'est "oublier" aussi que dans les banlieues il y a aussi des gens ordinaires, qui travaillent, payent des impôts, ne bénéficient pas des aides sociales, mais n'ont pas les moyens de vivre ailleurs et qui "subissent" de plein fouet ce qui part bien souvent de la simple "crise de l'adolescence", les crachats, les tags et autres. Mais on ne parle jamais de ce qui est ordinaire parce que ce n'est pas vendeur.
Pourquoi ne jamais dire que "notre modèle social" porte en lui les gènes de la révolte ? En remplissant la demande d'inscription pour le Bac de ma fille, j'ai pu remarquer une ligne pour la profession des parents ou il était écrit : "n'a jamais travaillé".
J'ai peut-être une façon particulière de décoder, mais pour moi "n'a jamais travaillé" devrait vouloir dire "j'ai eu tout mon temps pour m'occuper de mes enfants", mais ce n'est jamais le cas dans les cités parce que les enfants sont dans la rue. Il y a une mentalité et une spécificité HLM. Les enfants doivent empêcher les parents de regarder la télévision puisqu'on les met dehors !
Je crains qu'il ne se soit développé dans les cités ex-ouvrières des ghettos qu'il ne faudrait pas hâtivement dire de pauvreté. Chacun sait que l'ont n'y vit plutôt correctement du RMI (voir Marianne n°513, "les pièges de l'assistanat". A cela se rajoute un phénomène de société bien actuel "le chacun pour soi", dont les enfants, comme les anciens payent le prix.
Allez dire à un jeune des banlieues aujourd'hui qu'il faut qu'il travaille, puisque son père n'a jamais travaillé, allez lui dire qu'il faut rembourser la dette de l'état, accumulée depuis 20 années de "progrès social". Il n'en a rien a faire, il attend d'avoir l'âge du RMI.
Une fois qu'il a été fichu à la porte de chez lui, parce qu'il "ne rapporte plus" ou voulez-vous qu'il soit : dans la rue, SDF ! Si par un heureux hasard ce jeune réussi à s'en sortir parce qu'un organisme ou un autre va lui remettre le pied à l'étrier, il lui faudra prendre son père à charge quand il sera vieux ! Injuste non !
La gauche dit "c'est la faute de l'état" sous entendu "j'y suis pour rien votez pour moi". OU alors "il faut donner plus de moyens" alors que l'on vient de voir que ce n'est pas une question de moyens mais plutôt de manipulations électorales.
La droite dit : on va donner des sous, ils voteront pour nous; manipulation populaire ET électorale simultanées. Le contribuable paiera encore. Mais ce qui est sûr, c'est que "la révolte des banlieues" c'est du pain béni pour tous les politiciens. Qui va leur offrir une plus jolie vitrine ?
Nous sommes victimes d'une manipulation permanente qui s'appelle la pensée unique, l'information populaire selon qu'elle soit distribuée par un camp ou par un autre. Il ne nous resta qu'à piocher nos informations un peu dans les journaux de droite, un peu dans ceux de gauche, un peu dans les journaux télévisés, et à faire notre propre analyse, tout en ayant suffisamment de recul pour ce dire que tout est factice et qu'il est nécessaire de nos jours d'être comme moi : c'est à dire un esprit libre.
LA PENSEE UNIQUE EST UN DOGME QUI MET EN EXERGUE TOUS LES PROBLEMES DE LA SOCIETE POUR EN EXPLOITER CERTAINS EFFETS, QUITTE A EN PRODUIRE D'AUTRES. MAIS QUI A QUELQUE CHOSE A FAIRE DES DEGATS COLATERAUX ? POURTANT CE N'EST PEUT-ETRE PAS UN MAL NECESSAIRE. Lien permanent
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