« HLM DE LUXE » : les choses vont peut-être enfin bouger…
Suite à l'affaire « Bolufer », la traque a commencé et certains
vont devoir rendre des comptes. Il était temps, merci au canard enchainé.
Donc, en ce qui concerne l'affaire « Bolufer », un internaute
avait demandé que la liste des bénéficiaires des HLM de luxe soit communiquée
(selon les sources de la mairie de Pris, ils seraient au nombre de 315, ce dont
je doute fortement) et j'avais fait remarquer qu'il serait bien que Mr Bolufer (et
donc les autres privilégiés également) rembourse les sommes qu'il a perçues au
titre de la sous-location, puisque la résidence ne lui appartenait pas et que par conséquent il était possible
d'assimiler cela à du vol.
Comme vous allez pouvoir le constater à la lecture de cet
article, il y a une véritable mine pour qui cherche un appartement pas cher, et
dispose des bons contacts nécessaires et bien placés… (je me suis laissé dire
dimanche... que Liberti (député PC) à Sète... logement social aussi... sans
compter tous les planqués qui tremblent d'être découverts !
Ces appartements sont revenus dans "le giron" de
l'état par suite au décès de ses propriétaires et en l'absence d'héritiers,
donc le propriétaire actuel, l'état n'a rien déboursé !
Deux solutions sont généralement employées : soit laisser
vaquant, soit les petits arrangements entre potes !
Il serait plus judicieux, au regard du déficit chronique de
l'état, de faire une évaluation du bien par un cabinet d'expertise indépendant,
et de le louer au prix réel du marché, les actuels locataires éviteraient un
déménagement vers des lieux moins prestigieux, et les contribuables seraient
satisfaits que l'on emploie cette manne inespérée pour combler une partie du
dit déficit (enfin moi j'dis rien, mais...).
Que fait la cour des comptes sur ce dossier ? Aux abonnés
absents, ou logés à moindre frais aussi ?
Il faut dire aussi que des sanctions financières doivent
être prises pour abus de biens sociaux, le bien de l'état étant le bien des
contribuables, et passe-droit !!!!
Ci-dessous, l'article d'aujourd'hui confirme que les poursuites seront
engagées !
Le net aurait-il quelques pouvoirs, j'aime à le croire.
HLM de luxe : les abus traqués à Paris
La Régie immobilière de la ville de Paris lance à partir de lundi une
opération contre les HLM de standing sous-loués
Le président de la RIVP, Pierre Castagnou, précise que les locataires qui
pratiquent la sous-location seront poursuivis et, le cas échéant, radiés. Dans
un second temps, les loyers seront augmentés.
Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a demandé pour sa part à la chambre
régionale des comptes de contribuer à la vérification des logements attribués.
Dès lundi, "nous allons examiner de très près la situation des 315
occupants de standing à loyer libre que possède la RIVP", explique Pierre
Castagnou, maire (PS) du XIVème arrondissement. "Nous sommes décidés
à porter certaines affaires devant les tribunaux s'il le faut",
ajoute-t-il.
Cette opération vérité sur les logements intervient après l'affaire Bolufer. Le
directeur de cabinet de Christine Boutin, a démissionné après que le Canard
Enchaîné ait révélé qu'il bénéficiait d'un logement de la RIVP pour un loyer
très inférieur au prix du marché.
Selon le Parisien, l'immeuble du boulevard du Port-Royal où demeure M. Bolufer
abrite un véritable bottin mondain, un préfet de région, un ancien préfet et un
secrétaire général de préfecture figurant parmi les occupants.
Les loyers des 40 appartements vont de 4,60 à 12,20 euros le mètre carré
contre 20 à 30 euros pour des logements du même ordre dans ce quartier aisé.
M. Castagnou note également que "la situation de Jean-Pierre Chevènement
dans ce dossier nous parait délicate". "Il n'est pas possible
d'avoir deux baux dans deux logements sociaux différents. On ne peut en
avoir qu'un au titre de la résidence principale. Nous allons examiner de
près son dossier", ajoute-t-il. Mais, précise-t-il, "si la situation est
non conforme nous mettrons fin à ces baux, dans le respect de la
loi".
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La RIVP restructurée
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La RIVP, accueille à partir du 1er janvier 11.800
logements supplémentaires, auparavant confiés par la Ville à la Sagi. Elle est la
plus importante société d'économie mixte immobilière de France
avec un patrimoine géré de plus de 56.000 logements dont 50.000
directement et 6.000 par l'intermédiaire de ses filiales".
Présidée par Pierre Castagnou, maire (PS) du
XIVème arrondissement, la RIVP "constitue avec l'Opac de
Paris l'un des deux principaux opérateurs de la politique du
logement social de la Ville".
La Ville de Paris a pris en décembre le contrôle de la Régie
immobilière de la Ville de Paris à hauteur de 80%, alors qu'elle y
était jusque là minoritaire.
La majorité de cette société d'économie mixte était détenue par
BNP Paribas et CFF, une filiale du groupe Caisse d'Epargne. Deux
actionnaires privés détiennent chacun 10,24% du capital : GCEI
(groupe Caisse d'Epargne) et SNI (groupe Caisse des Dépôts et
Consignations).
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