Petite info nécessaire, puisque l'on parle beaucoup des OGM. Avec les
derniers déboires de José Bové, et devant mon ignorance sur le sujet, je suis
allée m'informer. Voici donc le dernier article de presse sur la grève de la
faim, les diverses questions sur le sujet que j'ai prises sur le très sérieux
site : www.finances.gouv.fr/ogm
Je n'ai copié que les quatre premières questions, jusqu'à ce que je
comprenne que le but final et ultime est l'argent, comme d'habitude :
-L'intérêt (financier) des OGM !
-L'intérêt (financier) des chercheurs d'OGM !
-L'intérêt (financier) du gouvernement par ricochet !
ET L'INTERÊT DES PIGEONS qui critiquent ou approuvent José Bové dans tout
ça, il est où ?
Est-ce qu'il n'y a pas lieu de se demander s'il n'a pas un peu raison, et
s'il n'a pas accès à des informations que nous n'avons pas ?
Donc premièrement, l'article de presse qui a
déclenché ma recherche aujourd'hui. Puis les dites recherches (que vous pouvez compléter
vous-même si vous vous posez d'autres questions), et pour finir, quelques avis
choisis parmi les internautes qui ont décidé de s'exprimer sur le sujet !
J'ajoute que, en l'absence de preuves
irréfutables d'innocuité, je suis pour le principe de précaution : dans le
doute, abstiens-toi ! On est peut-être en train de jouer une fois de plus
aux apprentis sorciers…
José Bové en grève de la faim reçu au ministère
José Bové
© France 3
José Bové a annoncé jeudi avoir débuté une grève de la faim pour obtenir
l'interdiction des OGM
En compagnie d'une quinzaine de militants, le leader altermondialiste s'est
installé rue de la Banque à Paris, dans le bâtiment occupé par l'association
Droit au logement (Dal).
Dans la matinée, J. Bové a été reçu par la secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie,
ce qui a permis, a-t-il dit, d'engager un "dialogue".
L'avis de l'autorité indépendante rendu "mercredi" ou
"jeudi"
Nathalie Kosciusko-Morizet a en effet indiqué que la haute autorité
indépendante d'évaluation chargée d'éclairer le gouvernement sur le maïs MON
810, le seul commercialisé en France, rendrait son avis "mercredi ou
jeudi" prochain.
"Si cet avis est défavorable ou s'il est réservé, il y aura une activation
de la clause de sauvegarde conformément aux engagements du Grenelle de
l'environnement", a-t-elle dit aux journalistes.
Une bise à la
ministre
Signe du climat de ce
premier jour de grève de la faim, José Bové a fait la bise à la secrétaire
d'Etat à l'issue de leur entrevue au secrétariat d'Etat avenue de Ségur, dans
le 7e arrondissement de Paris.
"Je crois qu'on a été entendus, qu'on nous a compris", a-t-il lancé,
tout en estimant que l'annonce de son action avait permis d'accélérer la
décision gouvernementale.
Possible fin de la grève de la faim dans « un délai raisonnable » "Le fait que cette grève de la faim ait commencé aujourd'hui devrait
permettre, j'espère dans un délai raisonnable, de pouvoir arrêter cette action
collective de grève de la faim", a-t-il dit à la presse.
Activer la clause de sauvegarde
Ce mouvement de protestation a été lancé pour que le "point
emblématique" du Grenelle de l'environnement sur les OGM" ne passe
pas à la trappe".
L'ancien candidat à la présidentielle souhaite que la France active la clause
de sauvegarde, qui permet à un Etat de l'Union européenne d'interdire la
culture d'un OGM autorisé par Bruxelles.
Ce matin, le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez, s'il a jugé
"un peu personnelle" la démarche de José Bové, n'en a pas moins
envisagé que la France puisse faire jouer la clause de sauvegarde.
A Clermont-Ferrand, d'autres militants doivent également observer une grève de
la faim pour réclamer un "véritable moratoire sur les OGM
pesticides".
Qu'est
ce qu'un OGM ?
Un OGM est défini par la réglementation européenne comme "un
organisme dont le matériel génétique a été modifié d'une manière qui ne
s'effectue pas naturellement par multiplication et/ou par recombinaison
naturelle" (art. 2 de la directive
2001/18). Il s'agit des techniques de génie
génétique qui permettent de transférer dans le patrimoine génétique d'un
organisme un ou plusieurs gènes apportant une caractéristique nouvelle. Les
techniques de génie génétique peuvent être appliquées aussi bien sur des
organismes animaux ou végétaux que sur des micro-organismes. Les gènes
introduits, du fait notamment de l'universalité du code
génétique, peuvent provenir de n'importe quel organisme : virus, bactérie,
levure, champignon, plante ou animal.
Le génie génétique permet ainsi de modifier, supprimer ou introduire
certains caractères. La transformation peut consister selon les cas à :
- apporter une fonction
nouvelle : par exemple des gènes isolés à partir de bactéries qui confèrent
à des plantes une tolérance à un herbicide ou une résistance à un ravageur
;
- inactiver une fonction déjà
existante : réduire ou supprimer une protéine naturellement présente dans
la plante pour retarder la maturité des fruits (cas d'une tomate autorisée
aux USA) ou pour diminuer le caractère
allergène d'un aliment (travaux actuellement menés sur le riz).
Les OGM correspondent à des organismes ou parties d'organismes vivants qui
sont biologiquement
actifs (capables de transférer ou de répliquer leur matériel génétique) et
qui peuvent se disséminer dans l'environnement ; par exemple dans le cas d'une
plante, il s'agit aussi bien de la plante entière que des fruits, graines,
pollens... En revanche, les produits qui en dérivent tels que la farine,
l'huile, etc. … ne sont pas considérés comme des OGM. En effet, ces produits,
du fait des traitements subis, ne peuvent pas se reproduire ou transmettre du
matériel génétique.
L'introduction d'un gène dans le patrimoine génétique d'une plante
s'effectue essentiellement selon deux méthodes :
- transfert de l'ADN à l'aide
de bactéries du genre Agrobacterium : on utilise ces bactéries du
sol qui transfèrent naturellement une partie de leur ADN dans les cellules
de certaines plantes et provoquent ainsi la prolifération de cellules
(apparition de galles ou
de chevelu
racinaire) ; on remplace dans ces bactéries les gènes responsables de
la maladie par les gènes que l'on veut transférer ;
- transfert direct : l'ADN est
transféré à l'aide de microbilles qui sont projetées sur des cellules avec
un canon à particules.
L'utilisation de ces techniques de génie génétique est souvent limitée chez
les végétaux par la capacité à régénérer un organisme entier, c'est-à-dire à obtenir
une plante à partir d'une ou quelques cellules transformées.
Qu'apportent
les techniques de génie génétique
pour l'amélioration des plantes cultivées ?
La modification du génome par
génie génétique permet de contourner certaines difficultés liées aux autres méthodes
d'amélioration des plantes cultivées.
Avant l'apparition du génie génétique, les sélectionneurs de nouvelles
variétés utilisaient deux grands types de méthodes :
- la méthode traditionnelle
consiste à réaliser des croisements entre plantes d'une même espèce pour
créer des échanges de matériel génétique non dirigés et sélectionner les
individus qui présentent des caractères agronomiques ou technologiques
intéressants. Cette méthode est longue (8 à 12 ans), limitée aux
croisements entre individu appartenant à des espèces proches. Cette
méthode est aussi aléatoire : des caractères jusque là inconnus peuvent
apparaître et se révéler défavorables par la suite ;
- les techniques plus
récentes de biotechnologie (autres que le génie génétique) visent à
apporter de nouvelles caractéristiques qui ne peuvent pas être obtenues
par croisement traditionnel : par exemple en induisant artificiellement
des mutations
dans le génome (par irradiation ou par application de traitement
chimique), en créant des hybrides
entre individus appartenant à deux espèces de plantes différentes, en
doublant par traitement chimique le nombre de chromosomes
des cellules…. Cependant, ces techniques restent aléatoires comme dans le
cas des croisements traditionnels (des modifications peuvent survenir dans
le génome et passer inaperçues).
La différence fondamentale apportée par les techniques de génie génétique
réside dans le fait que le génome est modifié de façon ciblée : on détermine à
priori les caractères précis que l'on souhaite incorporer ou retirer et on
connaît la modification génétique introduite pour le caractère recherché. Ces
techniques sont aussi très puissantes puisqu'elles offrent potentiellement la
possibilité d'introduire n'importe quel caractère nouveau dans la mesure où
le(s) gène(s) correspondants ont été identifiés au préalable, ce qui justifie
la vigilance qui les entoure. Néanmoins, elles restent complémentaires des
méthodes de sélection traditionnelles sans se substituer à elles.
Dans
quel but créer des plantes transgéniques ?
À titre d'exemples, on peut citer les applications suivantes (*1 : en cours d'expérimentation,
*2 : autorisées en Europe) :
Techniques de production agricole
Améliorer les caractéristiques agronomiques (*2)
: il peut s'agir de tolérance à un herbicide total, de résistances aux
insectes, nématodes,
champignons, bactéries, virus, … afin de diminuer le nombre de traitements et
les quantités de produits chimiques appliqués et de diminuer ainsi les coûts de
production et/ou d'augmenter les rendements des récoltes ; d'autres recherches
visent à rendre les plantes tolérantes aux stress hydriques
(sécheresse, asphyxie racinaire) ou à un excès de salinité pour permettre leur
culture dans des zones difficiles ;
Faciliter la production de semences de "variétés
hybrides" entre deux lignées parentales (*2) : une lignée ne produit plus de pollen
(stérilité mâle), l'autre permet la restauration de la fertilité ;
Induire la stérilité des graines récoltées (*1)
("terminator") afin de permettre un contrôle strict du
risque de dissémination dans l'environnement et/ou d'empêcher leur utilisation
en tant que semences.
Applications industrielles (*1)
Modifier la qualité papetière d'essences forestières en modifiant le taux de
lignine ;
ceci améliorerait le rendement en pâte à papier tout en diminuant l'utilisation
de produits chimiques d'extraction et de blanchiment ;
Produire des matières plastiques biodégradables (par exemple à partir de
plantes de colza) ;
Produire des cotons de couleur pour l'industrie textile, afin de limiter
l'utilisation des teintures, sources importantes de pollution ;
Produire des biocarburants à partir de plantes ou de graines
(par exemple de colza) capables de transformer les acides gras en ester.
Applications alimentaires (*1)
Améliorer la qualité nutritionnelle des aliments en modifiant la composition
des acides gras des graines oléagineuses, en modifiant les amidons pour
permettre une meilleure digestibilité par les animaux ;
Améliorer la conservation des fruits en retardant leur flétrissement
(tomate, melon). Le fruit est alors récolté à un stade plus avancé. En
conséquence, il présente une meilleure qualité organoleptique notamment en ce
qui concerne la composition en sucre, tout en permettant de répondre aux
exigences de stabilité du fruit liées au transport et à la distribution ou à la
transformation ;
Modifier la teneur en vitamine A du riz (Golden Rice) pour lutter contre la
cécité des enfants liée à des problèmes de malnutrition ;
Réduire les allergies alimentaires en inhibant l'expression des protéines
qui en sont responsables par des modifications génétiques appropriées
(recherche sur le riz en cours) ;
Modifier la composition en amidon de la pomme de terre pour la fabrication
de purée, de fécule et de frites absorbant moins d'huile.
Applications médicales ou " molecular pharming "
Produire des composés à usages médicaux tels que le collagène, l'albumine,
l'hormone de croissance ou l'insuline (*2);
Produire des lipases gastriques à partir de plantes ou de graines (tabac -
maïs) destinées à soigner les enfants atteints de mucoviscidose ;
Produire de l'hémoglobine dans des plantes pour obtenir des molécules
indemnes d'agents infectieux ou pathogènes d'origine animale et pour
s'affranchir des contraintes de compatibilité liées aux groupes sanguins ;
Produire des pommes de terre et des bananes exprimant des vaccins.
Directement consommables, elles permettraient la vaccination à faible coût, des
populations des pays en développement
Pourquoi
utilise-t-on des gènes de résistance aux antibiotiques ?
Le transfert d'ADN
par génie
génétique étant pour le moment un événement rare, il est souvent nécessaire
de disposer d'un outil de sélection des plantes qui ont acquis le "gène
d'intérêt". De plus la modification recherchée apportée
par "le(s) gène(s) d'intérêt" peut être difficilement
visualisable. Ainsi les OGM actuellement mis sur le marché ou à l'essai ont été
obtenus par des techniques qui nécessitent l'utilisation de gènes permettant
leur sélection ou "gènes
marqueurs" à deux étapes distinctes :
1ère étape
Cultiver et multiplier spécifiquement des bactéries dans lesquelles ont été introduit
les gènes que l'on souhaite transférer à un organisme donné. Cette étape
bactérienne permet d'isoler et de multiplier le gène d'intérêt pour disposer
d'une quantité suffisante d'ADN. Dans ce cas, le "gène marqueur"
communément utilisé est un gène de résistance à un antibiotique qui provient
d'une autre bactérie. En multipliant les bactéries sur un milieu contenant
l'antibiotique considéré, on sélectionne et on multiplie les bactéries qui
possèdent à la fois le gène d'intérêt et le gène de résistance aux antibiotiques.
Ce type de gène de résistance à un antibiotique, s'il est transféré dans la
plante (cas du maïs Bt-176 de Novartis), ne peut pas fonctionner du fait de
l'utilisation de régions
régulatrices spécifiques des bactéries (la protéine n'est donc pas produite
dans la plante). L'évolution des techniques doit maintenant permettre d'éviter
la présence de ce type de gène.
2ème étape
Transférer le "gène d'intérêt" dans le génome de la plante. Cette étape
nécessite aussi un gène marqueur pour identifier les cellules végétales où la
modification génétique a eu lieu. Il s'agit également souvent d'un gène de
résistance à un antibiotique mais qui dans ce cas est fonctionnel dans la plante
(la protéine produite dégradera l'antibiotique). Ainsi, seules les cellules
contenant le gène de résistance à un antibiotique et donc le gène d'intérêt
peuvent survivre et se développer sur un milieu contenant l'antibiotique
considéré.
Les méthodes alternatives à l'utilisation de gène de résistance à un
antibiotique permettant la sélection des plantes transformées sont encore
limitées aujourd'hui. Elles peuvent consister à :
- utiliser un gène de
résistance à un herbicide, mais la généralisation de l'utilisation de ce
type de gènes peut présenter d'autres inconvénients au niveau
environnemental et agronomique notamment si les plantes ainsi obtenues
peuvent se croiser avec des plantes sauvages et leur transmettre ce gène
et donc la résistance à cet herbicide ;
- utiliser un gène qui
entraîne une réaction colorée quand une substance est ajoutée (sucre par
exemple) ; cependant, ce type de gènes n'est pas toujours très efficace et
présente certaines limites d'utilisation ;
- supprimer le gène marqueur
qui était intégré dans le génome de la plante à l'aide d'outils
moléculaires ; il s'agit de méthodes qui font encore l'objet de recherche
pour leur mise au point ;
- introduire le gène
d'intérêt et le gène de sélection sur deux morceaux d'ADN différents, puis
effectuer des croisements et sélectionner dans la descendance les plantes
qui ont perdu le gène marqueur. Cette méthode qui peut sembler la plus
simple est en fait difficile à mettre en œuvre ;
- développer l'efficacité de
transformation et de régénération des plantes (obtenir une plante
transformée sur 10 ou 100 au lieu 10 000 ou 100 000) permettant une
sélection des plantes transformées par PCR et de se dispenser ainsi de
l'utilisation d'un gène marqueur. Cette approche n'est encore possible que
dans quelques espèces seulement.
Le rapport
de l'Office Parlementaire d'Évaluation des Choix Scientifiques et
Technologiques de la conférence des citoyens qui s'est tenue en juin 1998
indique que le risque d'une augmentation du phénomène de résistance aux
antibiotiques qui serait lié aux plantes transgéniques est extrêmement limité ;
il préconise l'élimination des gènes marqueurs de résistance aux antibiotiques
qui sont utilisés comme outils de sélection lors de la première étape au niveau
des bactéries et recommande une évaluation au cas par cas de la présence de
gènes de résistances aux antibiotiques qui sont utilisés lors de la deuxième
étape et s'expriment dans les plantes.
Dans son Communiqué de Presse du 30 juillet 1998, le gouvernement s'est
engagé à accroître l'effort de recherche en vue du développement d'autres
techniques que celles qui utilisent les gènes marqueurs de résistance aux
antibiotiques. Il a aussi rappelé que le phénomène de résistance aux
antibiotiques trouve essentiellement sa source dans l'utilisation excessive
d'antibiotiques tant en santé humaine et vétérinaire que dans l'alimentation
animale. Il a demandé un examen global des questions relatives au développement
des antibiorésistances.
En 1999, la Commission
du Génie Biomoléculaire (CGB) a organisé avec la Commission du
Génie Génétique (CGG) un séminaire consacré à l'utilisation, en transgénèse
végétale, de gènes marqueurs de résistance à un antibiotique. Les conclusions
générales de ce séminaire sont les suivantes :
- un transfert de gène de
résistance à un antibiotique à partir des génomes de plantes génétiquement
modifiées vers des bactéries, "est certes possible, mais de
probabilité extrêmement faible" ;
- "cependant, en
application du principe de précaution, l'intégration dans le génome d'une
plante transgénique d'un gène de résistance à un antibiotique doit-être
évitée, si cet antibiotique présente un intérêt majeur dans les
thérapeutiques humaines ou animales".
La directive
2001/18 en vigueur depuis octobre 2002 et qui remplace la directive 90/220
a pris en compte ces remarques. Son 22ème considérant précise qu'une
"attention particulière devrait être accordée à la question des gènes de
résistance aux antibiotiques lors de l'évaluation des risques des OGM contenant
ces gènes". Son article 4 prévoit aussi "d'éliminer progressivement
des OGM les marqueurs de résistance aux antibiotiques" qui sont
susceptibles d'avoir des effets préjudiciables sur la santé humaine et
l'environnement, d'ici le 31 décembre 2004 dans le cas des OGM mis sur le
marché conformément à la
partie C et d'ici le 31 décembre 2008 dans le cas des OGM
autorisés en vertu de la
partie B.
La Commission européenne a entrepris des travaux en vue d'identifier les
gènes de résistance aux antibiotiques qui devraient être éliminés des futures
constructions génétiques parce que pouvant présenter un effet néfaste sur la
santé humaine et l'environnement.
Où en
est la recherche en France ?
Les principaux travaux menés
à ce jour
La transformation génétique des plantes est apparue plus tard que celles des
micro-organismes et des animaux car la communauté scientifique ne disposait pas
d'un vecteur permettant de transférer des gènes à l'intérieur d'une plante. La
connaissance du mode d'action d'une bactérie pathogène des plantes, Agrobacterium
tumefasciens,a permis cette avancée. Cette bactérie contient un
plasmide qu'elle est capable d'introduire dans le génome des cellules qu'elle
attaque. Au début des années 80 des chercheurs européens ont eu l'idée
d'éliminer les gènes responsables de la maladie portés par ce plasmide et
de les remplacer par un gène
d'intérêt susceptible de conférer une propriété nouvelle à une plante. La
France a tenu une place importante dans la compréhension du mode d'action de
cette bactérie et d'une bactérie apparentée, Agrobacterium
rhizogenes. Cette bactérie, confère à la plante infectée, par transformation,
des caractéristiques racinaires particulières. Parallèlement à ces travaux,
d'autres équipes progressaient dans la maîtrise de la régénération
de plantes entières à partir d'organes et de cellules végétales.
L'association de la transformation cellulaire et de la régénération a permis
d'obtenir des plantes, (chou, radis, pomme de terre, tabac, etc. …), porteuses
de nouveaux caractères et aboutit, en 1983, à l'obtention de la première plante
de tabac tolérante à un herbicide par Jeff SCHELL et Marc Van MONTAGU.
Cette "première" suscita d'une part, de nouveaux axes en recherche
fondamentale, comme la transformation génétique d'Arabidopsis
pour l'étude exhaustive du génome de cette plante-modèle (seulement 26.000
gènes), et d'autre part, à l'apparition des premiers colzas, pommes de terre,
tomates, peupliers transgéniques.
Par contre, il fallut attendre les années 1989/1990 pour que l'on réussisse à
transformer les premières monocotylédones
dont le maïs. Ces expériences ont d'abord été réalisées par biolistique
(canon à particules chargées de billes de tungstène recouvertes d'ADN). La
technique utilisant Agrobacterium tumefaciens n'a été mise au point pour
les monocotylédones que plus tard en s'appuyant sur les progrès techniques et
les modifications in vitro du plasmide pour surmonter cette difficulté. L'INRA participa à cet élan, notamment pour le colza, le
peuplier et le chou pour lesquels des lignées transformées sont apparues dès le
milieu des années 1980.
L'action de la toxine insecticide du Bacillus
thuriengensis est étudiée par l'INRA et l'Institut
Pasteur depuis les années 1960. L'introduction du gène codant pour cette
toxine, a conduit à construire des plantes transgéniques dont la culture ne
nécessite plus d'apport d'insecticide chimique. La plante résiste
"d'elle-même". C'est le cas des maïs Bt résistants à la pyrale dont
la larve se développe à l'intérieur des tiges. Ces plantes transgéniques ont
été construites pour améliorer les conditions de leur culture.
D'autres constructions de plantes transgéniques ont été développées pour
leur utilisation agronomique ou industrielle. Elles visent à :
- modifier le taux de lignine
dans les peupliers destinés à l'industrie papetière (INRA, association
AFOCEL à la fin de la décennie 80).
- modifier la maturation des
fruits pour obtenir, à qualité égale, une meilleure conservation.
- diversifier les variétés
horticoles, avec une meilleure tenue des fleurs coupées
Des essais ont également étés faits pour que des plantes synthétisent des
molécules d'intérêt thérapeutique.
Tous les organismes publics de recherche sont concernés par la
transformation génétique in vitro, qui est devenue un outil de base pour les
recherches en Sciences de la
Vie. L'INRA dont la vocation est d'allier recherche
fondamentale et recherche appliquée en agronomie est le plus impliqué dans
l'utilisation de ces techniques.
Dans le domaine des OGM l'INRA conduit des travaux de recherche sur des
thèmes diversifiés qui portent sur :
- La construction et amélioration
des organismes génétiquement modifiés.
- L'évaluation des risques,
pour la santé (allergies, les méthodes d'analyse de la composition des
produits…), pour l'écologie (environnement des champs, ressources
génétiques…).
- Les conditions
d'acceptabilité des produits nouveaux par le public.
Les programmes de recherche
envisagés
La recherche publique sur les plantes transgéniques utilisables pour la
production agricole est principalement réalisée à l'INRA,
au CNRS, à l'IRD
et au CIRAD (pour
les espèces tropicales) et dans divers établissements d'enseignement supérieur.
En 1999, une action incitatrice (ACI) de 10 MF a été lancée par le ministère de
l'Éducation Nationale, de la Recherche et de la Technologie (MENRT) pour
stimuler les travaux sur l'évaluation des impacts de ces OGM, au niveau à la
fois agronomique, écologique, alimentaire et socio-économique.
Les études envisagées peuvent être regroupées autour de cinq grands thèmes :
1. Améliorer les méthodes de production des OGM
Les plantes transgéniques actuellement expérimentées sont issues de méthodes
développées dans les années quatre-vingt. Leur efficacité est souvent faible
(en terme de taux d'obtention de lignées performantes et stables) et elles
confèrent parfois aux plantes des caractéristiques inutiles, voire indésirables
(comme la présence de gènes de résistance aux antibiotiques).
2. Préciser l'importance de la dispersion des transgènes
Plusieurs études sont engagées
pour évaluer les modalités de dispersion d'un transgène dans les différents
compartiments des écosystèmes cultivés ou naturels, et les risques éventuels
associés à ces modalités. La dispersion est étudiée à différents niveaux :
- entre des variétés différentes appartenant à la même
espèce, au sein d'un territoire agricole ;
- entre la variété transgénique et des mauvaises herbes
ou des espèces non cultivées apparentées avec lesquelles elle peut se
croiser (cas de la ravenelle pour le colza, par exemple) ;
- entre des plantes et différents micro-organismes
présents au sein de l'écosystème (bactéries du sol, virus phytopathogène).
3. Évaluer les impacts à long terme sur la faune
Outre les études de toxicité à court terme sur diverses espèces exigées pour
l'homologation des plantes transgéniques, il apparaît nécessaire de disposer
d'éléments sur l'évolution à plus long terme de la faune.
Des études sont engagées en
particulier pour préciser l'impact des nouvelles variétés à action insecticide
sur les populations d'insectes directement (insectes "cibles") ou
indirectement (insectes "non-cibles") concernés par le spectre
d'action de ces variétés.
4. Élaborer des modes de conduite et d'observation adaptés
Les premiers travaux réalisés
ont clairement souligné le besoin d'accumuler des résultats à différentes
échelles spatiales (depuis le champ jusqu'au bassin de production ou la région)
et sur un certain nombre d'années. La mise au point d'un réseau d'observatoires
identifiés et susceptibles de contribuer à l'activité de biovigilance et qui
encadrerait les premières variétés transgéniques commercialisées doit encore
faire l'objet de recherches.
Dans le cadre d'une diversification des productions agricoles il apparaît
nécessaire de proposer des modes de conduite culturaux adaptés à une large
diversité de production. Il est important de prendre en compte :
- les échanges polliniques et
les pollutions génétiques ;
- la gestion des repousses
sur plusieurs années ;
- les problèmes épidémiologiques susceptibles
d'apparaître.
Des recherches plus intégrées
visant à prendre en considération l'ensemble de ces questions sont aujourd'hui
encouragées.
5. Cerner les conséquences socio-économiques de l'introduction des OGM
L'introduction éventuelle des OGM dans les filières alimentaires peut avoir
de nombreuses conséquences socio-économiques, d'autant plus qu'elle
s'accompagne d'autres modifications importantes en matière de protection de la
propriété intellectuelle.
Préciser la nature et l'ampleur de ces modifications et étudier comment les
citoyens les perçoivent apparaît indispensable pour permettre aux Pouvoirs
publics de fonder leur politique sur une vision aussi large que possible des
conséquences de cette innovation. Le Commissariat général du Plan a été chargé
de réfléchir sur ces questions. Il a mis en place des réunions de concertation
entre les Pouvoirs publics, des organismes de recherche et des représentants du
milieu agricole et des consommateurs. La synthèse de ces travaux intitulée
"OGM
et agriculture : options pour l'action publique" est disponible
depuis septembre 2001.
|
MIRABELLE 88
|
Je me suis documentée sur les OGM, il y a des tas de cites
pour faire de la pub, des tonnes de pages...
+ des infos assez condensées sur www.finances.gouv.fr/ogm
… m'ont permis de comprendre que de toute façon ça n'est pas notre problème. (C'est
du moins l'avis de Monsanto, des céréaliers et des investisseurs qui
opacifient le problème sous une avalanche de notes toutes plus longues et
incompréhensibles pour les profanes)
Comme d'hab. c'est une affaire de TRèS gros sous :
-QUI VA REUSSIR LA
MISE AU POINT DU NOUVEL OGM DE TELLE PLANTE ?
-COMBIEN CA VA FAIRE EN DOLLAR (OU A LA LIMITE EN EUROS)
?
-QUI VA SE FAIRE LE PLUS DE FRIC ?
Si l'état met l'argent des contribuables dans la tirelire de la recherche, vous
n'allez tout de même pas croitre qu'en plus il faut cela soit par pure philanthropie...
On aura déjà pas mal de pot si dans les années futures nous ne nous mettons
pas à virer notre patrimoine génétique nous aussi !
Et en attendant il faudra continuer à payer plein pot !
Et puis, ce n'est pas un hasard si c'est le site du
ministère des finances qui propose une information sur les OGM !
|
Franpois : pour Arpete
Tu nous pose une question « pourquoi Bové évite-t-il d'aborder ce sujet ? (« la
pollution agricole ») et pourquoi personne ne le soulève-t-il ??? »
Après une brève recherche sur internet, voici ce que j'ai trouvé :
José Bové à été porte parole de la confédération paysanne de 1987 à août 2003. Un
exemple de ce que dit ce syndicat sur le sujet :
http://www.confederationpaysanne.fr/pesticides_91.php
En juin 2004 « il devient porte parole de Via Campesina » qui n'est pas plus
muette non plus sur le sujet. Au hasard, ce communiqué ou il en est question:
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article8641
José Bové n'évoque pas souvent le sujet de manière direct, mais la réduction de
l'utilisation des pesticides fait partie de son combat, pour la biodiversité,
l'arrêt des pollutions des nappes phréatiques, pour sauver les abeilles (Etc.)
En retournant à une agriculture paysanne, et non industrielle avec « packs »
semences & pesticides fournis pour des surfaces immenses. Salutations
TerraSun : Un champ d'OGM empêche toute pollinisation à des kilomètres
à la ronde. Leur
structure est ainsi faite que ces semences sont "stériles".
Elles permettent une récole (sans ou sans trop de pesticides), mais empêche la
reproduction naturelle sur ce champs, mais aussi de tous les végétaux alentour.
Ce moratoire sur les OGM est une fumisterie car il n'est que pour cet hiver.
Que plante-t-on en hiver comme céréales ???? Rien ! Tous les bons paysans vous
le diront.
C'est pour empêcher que ne soit arrêté ce moratoire que José Bové et ses
partisans se battent, jusqu'à ce que la lumière soit faite sur ces produits. Je
leur donne entièrement raison. Quelqu'en soit la méthode, il faut absolument
stopper cette prolifération de plantes génétiquement modifiées. Sinon, dans
quelques années, nous serons obligés d'acheter nos semences chaque année de
plus en plus cher à Monsanto. Pire : plus aucune diversité biologique naturelle
autour de ces cultures... Imaginez la France dans quelques années, si on laisse
faire......
Les cultures spéciales, destinées à la médecine, pourraient très bien se faire
sur zones délimitées et protégées spécialement pour cela. Mais nous ne devons
pas l'accepter pour l'agriculture destinée à l'alimentation des animaux,
surtout le bétail, ni des humains.
Il n'y a aucune étude sérieuse officielle et, sur le long terme, sur
l'ingestion de ces gènes modifiés sur l'organisme.
Est-ce que l'ingestion de ces gènes peut nous rendre stériles ? Peut-elle nous
rendre difformes ? Les enfants à naitre tisseront-ils leur code génétique avec
ces gènes et quels en seront les résultats ? Etc.
Rien là-dessus ! Pourquoi les études de Monsanto, au sujet de l'impact de ces
OGM sont-elles classées Secret Défense ? Trop de question : pas assez de
réponses.....
Franpois : Ocadine devrait réfléchir avant d'écrire de pareilles sottises!!
Tout d'abord, une grève de la faim, ça ne s'improvise pas ... pour la vivre le
mieux possible, il faut diminuer la nourriture progressivement.. José Bové
savait cela et il est au régime depuis plusieurs semaines déjà. Croyez-le, ça
n'est pas une partie de plaisir pour un bon vivant!
Ensuite, le débat sur les OGM est un débat trop important pour qu'on ne veuille
pas voir ce qui se joue...
La nature nous a toujours fournit ce dont nous avons besoin sans rien demander
car nous faisons partie de la
nature.. Ainsi elle nous nourrit bien, et en un sens, nous la
nourrissons aussi.. Que deviendrions-nous en tournant le dos à ce miracle ? Que croyez-vous?
Les OGM n'ont aucun attrait que scientifique.. Pour personne… Ceux qui
misent des milliards d'euros sur cela veulent mettre la main sur le vivant qui
se vend, c'est-à-dire les semences… C'est l'avidité qui les guide! C'est de la
rapacité pure et simple ! Incapables de mettre un brevet sur ce que leur offre
gratuitement la nature, ils ont pensé à introduire un gène trafiqué dans
certaines plantes !
C'est là que la loi déconne (aux USA d'abord, mais on n'est pas obligé de
faire comme eux!) ! En effet, après avoir introduit un gène trafiqué et
breveté dans du blé ils ont déclaré que ce blé leur appartenait! Qui a dit
"d'accord"?? Pas moi, pas nous !! La plante la plus simple est un
être vivant tellement complexe pour un être humain ! On n'imagine aucun scientifique
se croire capable d'en créer une à partir de la matière et en devenir le
créateur !
Ce constat fait, nous pouvons écouter notre cœur en observant une graminée de
bord de route... La nature nous a invités à sélectionner avec dévotion
certaines de ces graminées et de garder celle dont les grains nourriraient
notre espèce… Tout le monde le sait et pourtant certains voudraient que l'on
ignore cette évolution afin de cultiver de l'argent pour eux mêmes… Ce sont des
menteurs et aussi des voleurs… L'homme appartient à la nature… Les
paysans le savent bien et ils se voient voler leur métier par des hommes
d'affaires sur moissonneuses batteuses !
L'agriculture est une affaire de Nature avant d'être une affaire d'hommes
et d'argent. Respectons-la, vénérons-la ! Cela aussi, c'est dans notre nature.
Comme dans celle de José Bové, et sans doute d'une majorité d'homme de loi et
de la politique qui n'ont pas voulut qu'il aille en prison. Salutations !
(Mirabelle : surtout que ça marquait mal dans un pays de « liberté d'expression » !
hevelius : La culture en plein champ des OGM n'aurait jamais du voir le
jour.
En effet la pollinisation par les insectes et le vent peut se propager à plus
de 20 km
et la distance exigée est de 1
km peut-être moins entre un champ OGM et un
traditionnel.
Ce risque de contamination avéré aurait du suffire à ne pas tenter
l'expérience.
Seuls les enjeux économiques ont été pris en considération et cela est
inacceptable.
José Bové a raison de mener ce combat.
Il faut rendre à César ce qu'il lui appartient, même si ses idées politiques
sont à l'opposé.
hevelius à FRESKY :
Je vous comprends, votre humour est toujours bien venu, mais là il s'agit
de choses graves. La grève de la faim du révolutionnaire je m'en fous, je
n'aime pas ce monsieur.
Mais quand on voit la firme américaine Monsanto imposer ses semences OGM à toute
la planète, c'est pire que Microsoft avec son système d'exploitation.
Les agriculteurs qui se retrouvent avec du maïs transgénique alors qu'ils en ont
semé un traditionnel sont pris en flagrant délit d'usurpation et doivent payer
des dédommagements à Monsanto, on croit rêver.
Aujourd'hui on ne connait pas les risques sur notre santé d'une consommation de
céréales OGM .Si par malheur elle modifie certaines de nos cellules, la
recherche médicale peut repartir à zéro et dans l'attente de nombreux décès
suite à de nouvelles pathologies.
Que les essais se fassent sous serres et en laboratoire seulement avec un
encadrement très strict.
Hevelius : Je viens de lire quelques post entièrement faux , c'est
pourquoi je réagis :
--D'abord, geoparis, les abeilles meurent à cause des insecticides employés sur
le maïs pour lutter contre la pyrale. Les OGM n'ont rien à y voir et
heureusement !
--TerraSun raconte que les plants OGM sont stériles alors que ce n'est pas
vrai.
Pourquoi aurais-je insisté précédemment, sur la dangerosité de la fécondation à
distance, je n'y reviendrai pas.
TerraSun pour hevelius :
Allez le dire aux Hindous que les plants d'OGM ne sont pas stériles...Cela
les fera bien rire.... jaune. Eux qui ont planté massivement ces produits et
qui après une bonne récolte espéraient, enfin, avoir trouvé une solution à la
faim, se retrouvent ruinés car il faut racheter 1/3 de la production à Monsanto
pour réensemencer.......
Je précise en premier lieu que je ne suis pas une experte, mais que
je m'intéresse de très très près à l'agriculture et ses dérives dramatiques.
Vous dites que les abeilles meurent à cause des insecticides et non des OGM. Je
ne dis pas que c'est faux, car cela doit arriver. Ces pesticides existent
depuis très longtemps et pourtant, la disparition des abeilles est récente et
correspond aux dates et aux lieux d'implantation des OGM.....
Savez-vous que que certaines espèces d'abeilles, ont muté depuis quelques
années, et qu'elles sont devenues extrêmement agressives ? Ces abeilles font de
très gros ravages en Amérique du Sud et désormais en Europe du Sud (Espagne par
exemple)....
A ceci, il n'y a aucune explication scientifique logique sur ce genre de
phénomène.....
gehoparis pour hevelius :
Je vous remercie des précisions, en effet , les abeilles meurent , et c'est
Einstein qui disait que quand cela arriverait la planète serait en grand danger !
Mais je me pose une question pourquoi cultiver des plants OGM et les bombarder
en plus d'insecticides ???
Est-ce à dire que le spectre de protection de ces fameux OGM n'est pas
exhaustif pour qu'il faille aussi utiliser ces doux produits chimiques ? Quel
est alors leur vrai intérêt ?
De plus pourquoi lance-t-on sans vrai recul et études exhaustives préalables
des productions industrielles ? Certes les OGM "protègent",
mais connaît-on vraiment les effets induits ?
Faire une disparaitre une " maladie " n'est peut être pas un bon
calcul pour la chaine écologique. C'est un peu , toutes proportions
gardées , comme si on voulait supprimer les bactéries présentes dans l'intestin
humain , celles-ci présentant justement de grands intérêts...
Une maladie , un germe , occupe parfois une niche écologique…
Quant aux agriculteurs j'ai peine à croire que le rendement de leurs exploitations
périclitent ... leur revenu moyen s'est accru en 2007 de 12 % et ceux des
céréaliers , concernés au premier chef par ces OGM , de ...98 %
C'est un peu moins que celui de notre président bien aimé mais c'est mieux que
les petits retraités ( 1,1 % ...)
Ahhh " l'équité " ...
|