TOUT
CE QUI NE VOUS EST PAS DIT SUR LES RETRAITES (DES IDEES QUI DERANGENT COMME
TOUJOURS) !
LES
RETRAITES DU SECTEUR PRIVE :
Vous
allez comprendre avec ce troisième volet, pourquoi nous allons travailler plus…
pour que d'autres touchent plus !
Vous
allez comprendre pourquoi les élus nous « baladent » alors qu'ils
sont les premiers bénéficiaires de leurs réformes…
La
solution de juste des idées qui dérangent, les caisses doivent être séparées :
les élus n'ont qu'à cotiser dans une caisse spéciale, et les régimes spéciaux
aussi… et quand il n'y a plus d'argent
dans leurs caisses… et bien ils serrent leurs ceintures !!!
AUTRE
SOLUTION : qu'une association de consommateurs porte plainte
pour vol, envers la CNAV et donc indirectement envers les salariés du privé !
Une info pas
comme les autres sur les retraites, en particulier pour les parlementaires. A
mettre entre toutes les mains !!!
La situation des retraites en France semble préoccupante
pour l'avenir, et les débats sont souvent vifs : système par répartition ou par
capitalisation, durées de cotisation, niveaux des pensions, régimes spéciaux,
épargne retraite... Une réforme importante a été entreprise en 2003, qui
devrait être suivie de celle des régimes spéciaux en 2008.
Au-delà de la diversité des solutions proposées pour assurer la pérennité du
système français de retraites, le constat commun est celui d'un déséquilibre
financier à venir de très grande ampleur.
|
© Photo : Frédéric de la Mure /
MAE - Diffuseur : La Documentation française
|
La raison principale en est une situation démographique particulièrement
défavorable, que la France partage avec les autres pays industrialisés :
l'accès des classes d'âge nombreuses d'après-guerre à la retraite et
l'élévation continue de l'espérance de vie contribuent à une inversion du rapport
du nombre de retraités au nombre d'actifs. Or, dans le même temps, les entrées
sur le marché du travail sont de plus en plus tardives, et les retraits
d'activité, précoces.
Face à cette situation, les pouvoirs publics français ont, depuis le début
des années quatre-vingt-dix, mis en œuvre des réformes importantes. La
première, intervenue en 1993,
a durci les conditions d'accès à la retraite pour les
salariés du régime général. Puis, à la fin de cette décennie a été institué un
fonds de réserve pour les retraites. En outre, au début des années 2000, l'épargne salariale a
été réformée avec la création des plans partenariaux d'épargne salariale
volontaire (PPESV) en 2001, puis leur remplacement en 2004 par les plans
d'épargne retraite collectifs (PERCO).
En 2003, le gouvernement a engagé une profonde réforme des retraites avec
notamment l'alignement du régime de retraite des fonctionnaires sur celui des
salariés du secteur privé, l'allongement de la durée de cotisation de
l'ensemble des travailleurs et la création de deux nouveaux dispositifs
d'épargne salariale.
Enfin, à l'automne 2007, le gouvernement a notamment annoncé la mise en
œuvre de la réforme des régimes spéciaux de retraite.
Tableau d'équilibre de la réforme des retraites en 2020 (en
milliards d'euros 2000)
|
|
Régime général
|
Régimes
de la Fonction publique
|
Total
|
|
Besoin de financement initial
|
- 15
|
- 28
|
- 43
|
|
Mesures de redressement
|
6,2
|
13,8
|
20
|
|
Dépenses nouvelles
|
- 1,9
|
- 0,8
|
- 2,7
|
|
Augmentation de 2006 des cotisations vieillesse
|
0,9
|
-
|
0,9
|
|
Solde des mesures
|
5,2
|
13
|
18,2
|
|
Besoin de financement après mesures
|
- 9,8
|
- 15
|
- 24,8
|
|
Recettes prévues(*)
|
9,8
|
15
|
24,8
|
|
Solde final
|
0
|
0
|
0
|
(*) Pour le Régime général : augmentation des cotisations vieillesse gagées
par une diminution des cotisations chômage ; pour les régimes de la Fonction
publique : effort supplémentaire des employeurs publics.
Source : http://www.fonction-publique.retraites.gouv.fr
La réalisation de ce plan d'équilibre financier fait néanmoins l'objet d'un
débat, certains mettant notamment en doute la pertinence du scénario central du
Cor (un taux de chômage de 4,5 % à partir de 2010).
Texte de la loi du 21 août 2003 portant réforme des retraites >
http://www.legifrance.gouv.fr/texteconsolide/SSEAEM.htm
Retrouvez le débat sur vie-publique.fr >
http://www.vie-publique.fr/actualite/dossier/retraites1.htm
Retraites: les
syndicats dénoncent le passage à 41 annuités après 2008
Il y a 4 jours
PARIS (AFP) — Plusieurs syndicats reprochent au gouvernement de faire fi du
dialogue social en présentant comme acquis, dans ses projets de décrets sur les
régimes spéciaux de retraite, un allongement progressif de la durée de
cotisation à 41 annuités dans le public et le privé après 2008.
Le gouvernement a transmis ces derniers jours les projets de décrets de
réforme des régimes spéciaux aux entreprises concernées et aux caisses de
retraites, avant leur publication courant janvier.
La réforme des régimes spéciaux, qui avait entraîné une dizaine de jours de
grève dans les transports en novembre, a prévu une "harmonisation" de
la durée d'assurance des régimes spéciaux avec celle en vigueur dans la
Fonction publique.
Dans les projets de décrets, révélés mercredi par Les Echos puis rendus
publics par le ministère, il est confirmé que la durée de cotisation (37,5 ans
actuellement) des régimes spéciaux augmentera "d'un trimestre au 1er
janvier et au 1er juillet de chaque année jusqu'au 30 juin 2012, et d'un
trimestre au 1er décembre 2012" pour atteindre 40 annuités.
Mais après 2012, ajoutent ces textes, les bénéficiaires des régimes spéciaux
verront leur durée de cotisation continuer à augmenter, "d'un trimestre au
1er juillet de chaque année", pour atteindre la même durée que dans la
fonction publique si celle-ci a été augmentée entre-temps.
Ainsi, si comme le prévoit la réforme de 2003 (sauf décision contraire du
gouvernement) et l'a récemment préconisé la Commission de garanties des
retraites, il est décidé l'an prochain de porter en 2012 la durée de cotisation
du privé et du public à 41 annuités, celle des régimes spéciaux sera elle aussi
portée à 41 annuités, en 2016, à raison d'un trimestre supplémentaire chaque
année.
"Vous ne pouvez pas mettre l'ensemble des Français sur un pied
d'égalité un jour et ensuite laisser se reproduire des différences de
traitement", a jugé le ministre du Travail Xavier Bertrand sur France
Info, précisant qu'il n'y avait là "aucune surprise, aucune
découverte".
Les syndicats, qui dénoncent la publication de ces décrets dès janvier alors
que des négociations doivent se tenir dans certaines entreprises jusqu'en
février, sont immédiatement montés au créneau pour pointer "le mépris
profond", selon les termes de Solidaires, dans lequel le gouvernement les
tiendrait.
Le secrétaire général de la CGT-Cheminots Didier Le
Reste a ainsi déclaré à l'AFP que "c'est aller vite en besogne que
d'affirmer que la durée de cotisation des salariés des régimes spéciaux passera
à 41 ans en 2016".
"La réforme aligne effectivement la durée de cotisation sur celle de la
Fonction publique, mais rien ne dit que cette durée passera à 41 ans",
a-t-il relevé. En effet, a-t-il souhaité, "les assurés sociaux de la
Fonction publique et des régimes spéciaux se mobiliseront en 2008 contre
l'allongement sans fin de la durée de cotisation".
Les fédérations CGT des transports, des mines, de l'énergie et des cheminots
ont rappelé leur opposition de principe à "l'allongement de la durée de
cotisation" et souligné que toute nouvelle décision sur la durée de
cotisation "doit faire l'objet des rendez-vous de 2008 sur la
retraite".
FO-Energie a reproché au gouvernement "de vouloir passer en
force". Sud Rail a pour sa part annoncé qu'il "contactait" les
autres syndicats pour organiser "le plus rapidement possible (...) la
nécessaire riposte des cheminots".
Pour Solidaires, le gouvernement a "décidé d'anticiper" le
rendez-vous de 2008 "et de vider la négociation de tout contenu".
Pillage de nos
caisses : le coup de Jarnac du Conseil Constitutionnel
La loi de financement de la Sécurité sociale pour
2008 prévoyait un dispositif pour limiter les pillages systématiques de la
caisse de retraite des salariés du privé (CNAV) et le Conseil constitutionnel
vient de le censurer !
Depuis quelques années, l'Etat redouble d'astuces pour
siphonner en toute impunité les caisses de retraite du privé. L'objectif est de
soulager sa trésorerie plombée par les subventions de plus en plus lourdes
accordées aux régimes spéciaux.
Parmi les montages les plus pervers mis en place,
figurent les fameux « adossements ». Le jeu consiste à
transférer une partie des charges retraite d'un régime spécial aux régimes de
retraite des salariés du privé (CNAV, AGIRC et ARRCO), moyennant le versement
d'une soulte.
A titre d'exemple, le régime spécial d'EDF et de GDF a été
adossé aux régimes des salariés du privé en 2005.
Si la soulte atteint le « juste prix »,
l'opération est neutre financièrement, elle compense l'effort demandé
aux caisses de retraite du privé. Dans ce cas, « l'adossement » a
alors comme seule conséquence de rendre encore plus complexe un système de
Sécurité sociale qui s'apparente déjà à une véritable usine à gaz :
absurde !
Si, en revanche, le montant de la soulte est minoré,
l'Etat y trouve son intérêt. L'opération prend alors tout son sens. A
cette fin, la technique la plus efficace consiste à échelonner le
paiement de la soulte sur le long terme : 20 ou 25 ans, tout en
surévaluant copieusement la croissance à venir. Autrement dit, les
versements sont renvoyés à la
saint Glinglin lorsque l'euro de demain vaudra beaucoup moins
que celui d'aujourd'hui…
Dans ces conditions, bien malin sera l'actuaire qui réussira
à calculer le montant de la soulte pour respecter la neutralité de
l'opération : impossible !
Pour lutter contre ces dérives, sachant que de
nouveaux adossements se profilent : RATP, SNCF, etc., les parlementaires ont
adopté une disposition, dans la loi de financement de la Sécurité Sociale[1], pour
que des clauses de révision soient intégrées aux opérations
« d'adossement ». Après plusieurs échéances de paiement, le
montant des soultes pourrait donc être révisé pour tenir compte de la
conjoncture économique réelle et garantir – dans la mesure du possible (sic) –
la neutralité financière des transferts.
Alors, Bercy, fini les détournements de fonds ?
Ce serait sous-estimer l'obstination de ces rois de la
tuyauterie qui n'ont pas l'habitude de telles immixtions – surtout
parlementaires – dans un domaine qu'ils ont toujours jugé leur être réservé… La
sanction ne s'est donc pas fait attendre… Pris subitement d'un excès
de zèle, les « vieux sages » du Conseil constitutionnel se
sont autosaisis de la disposition parlementaire la jugeant contraire à la… Constitution[2] !
Il s'agirait, selon le jargon, d'un « cavalier social ».
Ce qui est cavalier, dans notre affaire, c'est bien la
manière dont le Conseil constitutionnel a subi les pressions de
l'Administration. Pour ceux qui vénéraient encore l'indépendance de cette
« haute » juridiction, les voilà fixés.
Les adossements réalisés, l'Etat pourra donc piocher à
pleine main dans les caisses de retraite du privé, avec la bénédiction de la Constitution. Un
comble !
[1] Articles 81 et 82 de la loi de financement de la
Sécurité sociale (†)
[2] Conseil Constitutionnel, décision n° 2007-558 DC, du
13 décembre 2007
Carrières
longues : halte à la fraude !
Longues
carrières mais petits arrangements qui plombent lourdement les comptes de la
Cnav…
Le dispositif « carrières longues » mis en place
par la loi Fillon
permet à des personnes ayant commencé à travailler très jeunes (entre 14 et 16
ans) de partir avant l'âge de 60 ans sans pénalité. Son succès a
été foudroyant au point de dépasser toutes les prévisions. A ce
jour, 430 000 personnes en ont bénéficié pour un coût estimé, en 2007, de 2,2 MM d'€. Soit
presque la moitié du déficit du régime général (5 MM d'€).
Or, 120 000 départs anticipés ont fait
suite à une validation de trimestres arriérés. Une possibilité de
régularisation due au fait que, avant 1972, les périodes d'apprentissage
n'étaient pas soumises à cotisation vieillesse obligatoire. Ainsi, il
suffit d'une déclaration sur l'honneur de deux témoins pour faire valider les
trimestres concernés. Aucun texte réglementaire ne précise les
documents à fournir et les barèmes de rachat de trimestres sont très
attractifs. Dès lors, la tentation est grande pour ceux à qui il manque un ou
deux « petits » trimestres de recourir à la fraude, en fournissant
des attestations fantaisistes pour pouvoir partir en retraite à 56 ou 58
ans.
La multiplication de ces validations est inquiétante et coûte très cher à la
Cnav. C'est pourquoi le Conseil d'orientation des retraites (COR) a
récemment recommandé la vérification « du bien-fondé des
régularisations et la limitation des recours abusifs au dispositif ».
Indispensable !
Source : Le Figaro du 27 novembre 2007
Seniors :
l'emploi est au point mort
Pour
Jacques Bichot, économiste et professeur à l'Université Lyon III, si
l'objectif de la loi Fillon
était de booster l'emploi des seniors, il n'est pas atteint aujourd'hui.
La loi retraites d'août 2003 avait pour
objectif de « booster » l'emploi des seniors, c'est-à-dire
des personnes âgées de 50 ans (ou 55 ans, selon les définitions) à 65 ans. De
l'augmentation de la proportion de seniors ayant un emploi devait résulter
l'allongement de la durée de la vie active, laquelle devait apporter une
contribution essentielle à l'équilibre financier de nos régimes de retraite.
Quelques années ont passé : il est désormais possible de voir où l'on en
est de la réalisation de cet objectif.
L'INSEE vient justement de publier une étude [1] qui permet de faire le point. D'après l'enquête emploi, la
meilleure source en la matière, entre 2004 et 2006 le taux d'activité
(personnes ayant un emploi ou en recherchant un) a imperceptiblement augmenté
pour la tranche d'âge 55 ans – 64 ans, mais diminué de 59 % à 58,4 % pour la
tranche d'âge 50 – 64.
Le taux d'emploi (proportion des personnes ayant
réellement un emploi) a évolué de la même manière : diminution de 55,4 % à
54,9 % pour la tranche d'âge [50 – 64]. Le taux de chômage, lui est resté
constant à 6 %, un taux modeste par rapport au chômage de l'ensemble de la
population (8,8 % en 2006 comme en 2004).
|
Taux
|
Moyenne 2004
|
Moyenne 2006
|
|
Activité [50-64]
|
59,0 %
|
58,4 %
|
|
Activité [55-64]
|
43,4 %
|
43,5 %
|
|
Emploi [50-64]
|
55,4 %
|
54,9 %
|
|
Chômage [50-65]
|
6,0 %
|
6,0 %
|
Pour les fonctionnaires, particulièrement
concernés par la réforme de 2003, « un premier état des lieux des effets
de cette réforme sur leurs comportements, réalisé par le ministère du budget et
de la fonction publique, montre qu'elle a pour l'instant eu peu
d'impact. »[2] En effet, la légère augmentation de l'âge moyen de
départ à la retraite pour les « actifs » (autorisés à partir
dès 55 ans) pourrait tenir principalement au désir des instituteurs
devenus « professeurs des écoles » d'atteindre le
nouvel indice maximal, nettement plus élevé, auquel ils peuvent désormais
prétendre. Des policiers se trouvent dans un cas analogue. Quant aux
« sédentaires » (deux tiers des effectifs), leur âge moyen au départ
diminue d'un mois, suite notamment aux possibilités de départ anticipé pour
« carrière longue ».
Au total, la réforme de 2003 n'a pas engendré
d'économies à ce jour, mais au contraire des dépenses supplémentaires,
du fait principalement des dispositifs de départs anticipés pour
« carrière longue » : c'est ce que montre
l'accélération du total des dépenses de retraites en France en 2004, 2005 et
2006 par rapport aux trois années antérieures. L'ensemble des pensions de base
a en effet augmenté au rythme moyen de 2,8 % pour les trois années précédant
l'entrée en vigueur de la loi de 2003, tandis que ce taux est passé à 4,9 %
pour les trois années suivantes. Le tableau ci-dessous, qui reprend les
chiffres fournis par la DRESS (Direction de la recherche, des études, de
l'évaluation et de la statistique du ministère des affaires sociales) [3], précise les
évolutions annuelles d'où proviennent ces moyennes.
|
Périodes
|
2001/2000
|
2002/2001
|
2003/2002
|
2004/2003
|
2005/2004
|
2006/2005
|
Montants
2006
|
|
Pensions de base
|
+ 4,3 %
|
+ 0,1 %
|
+ 3,9 %
|
+ 5,0 %
|
+ 4,5 %
|
+ 5,3 %
|
137,7 Mds €
|
Pas d'effet sur l'allongement de la durée de la vie active, mais un
renchérissement du coût des retraites, est-ce bien là ce qui convient pour
« sauver nos retraites », comme prétendaient le faire les auteurs de
la loi retraites de 2003 ?
[1] INSEE Première n° 1164, novembre 2007.
[2] Les Echos, 14 novembre 2007. Les données qui suivent
proviennent d'une étude du service des pensions du ministère du budget,
« Les comportements de départ observés dans la fonction publique d'Etat
suite à la réforme de 2003 », publiée en septembre 2007.
[3] Etudes et Résultats, n° 604, oct. 2007.
Scandaleuse
publicité pour l'Agirc et l'Arrco !
Alors qu'elles sont en situation de monopole, les
caisses de retraite complémentaires organisent une coûteuse et inutile campagne
de pub avec l'argent des cotisants
Pour fêter les 60 ans de la caisse de retraite
complémentaire, les dirigeants se sont fait plaisir… Ils ont organisé, sans
aucun scrupule, une campagne de publicité à la gloire de leur gestion.
TF1, France 2, France 3, France 5, LCI, Canal +, L'Equipe, Le
Monde… A grands coups de millions d'euros presque tous les grands médias
ont été invités à la
partie. Quand on connaît le prix de la minute aux heures de
grande écoute, cela laisse rêveur !
Qui n'a pas lu ou entendu : « tout seul tu ne peux
pas gagner », « Pour aller loin, il faut jouer collectif »
ou encore « votre retraite on y travaille » ?
Un comble pour un organisme qui compte 18 millions
d'affiliés obligatoires contraints, quoi qu'il arrive, de verser chaque mois 4
milliards d'euros au pot !
Au surplus, les messages diffusés fleurent bon la
propagande : « anticipation », « rigueur »,
« confiance », « performance », « pérennité »,
voici quelques uns des termes employés pour qualifier la gestion et le
fonctionnement de notre système de retraite.
En somme, tout va bien, dormez les petits, on s'occupe de
tout…
Quel aplomb quand on sait que l'avenir des retraites n'est
pas financé et que, demain, chacun d'entre nous sera forcé de faire des efforts
colossaux pour maintenir un système à bout de souffle ! Le moment est
vraiment mal choisi pour jeter l'argent par les fenêtres...
Ce genre de dérive sonne
comme un signal d'alarme qui nous rappelle l'urgence qu'il y a, pour les
citoyens, de mettre le nez dans la gestion souvent laxiste de certaines caisses
de retraite.
40% en moins
pour les clercs et employés d'huissiers de justice sur leur retraite
complémentaire !
Pendant
que le gouvernement prend des gants pour « réformer » les régimes
spéciaux, certains régimes du privé connaissent des coupes sombres
« Nous sommes au regret de vous annoncer une
diminution de la valeur du point de service CARCO* de 20%, dès le 1er
janvier 2004 » et ce, «à titre de première étape ».
C'est le courrier que recevaient, de leur caisse de retraite complémentaire,
juste avant Noël 2003, les clercs et employés des huissiers de justice.
Le 27 août 2007, rebelote ! La caisse
adresse à ses affiliés un deuxième courrier les informant d'une
nouvelle baisse de 20 % de la valeur du point au1er octobre
2007. Avec, en plus, une contribution exceptionnelle à verser. Bref, leur
pension fond comme neige au soleil mais ils doivent toujours mettre davantage
au pot ! Cerise sur le gâteau : la caisse leur précise que le taux
d'appel des cotisations sera maintenu. Traduisez qu'une partie des cotisations
versées continuera à ne générer aucun droit.
40% de moins en trois ans, une hausse de cotisation… A
quand la suite du feuilleton ?
* Caisse de Retraite Complémentaire des Clercs et
Employés des Huissiers de Justice.
Un président de
Caisse de retraites met les pieds dans le plat
Gérard
Maudrux, président de la CARMF (Caisse de Retraite des Médecins) et auteur
d'ouvrages décapants sur le système de retraite français fait le bilan de la
réforme de 2003.
La loi Fillon de 2003 devait «
sauver » nos retraites, qu'en est-il aujourd'hui ?
La loi ne devait pas sauver les retraites, mais simplement
retarder les vrais problèmes de 2-3 ans. Le but était aussi de
diminuer le montant des retraites sans le dire et là, l'objectif est atteint.
Quand vous passez de 37 ans de cotisation pour avoir une retraite à taux plein
à 42 ans mais que vous continuez à travailler 37 ans (puisqu'on n'a pas touché
à l'âge de départ à la retraite), la baisse du montant de retraite est de 12 %.
Quels sont
les responsables de la situation inquiétante dans laquelle nous nous trouvons
en 2007 ?
Tous les hommes politiques, de droite comme de gauche, des
députés aux ministres et aux Présidents, depuis les années 1980. Les
problèmes démographiques et l'avenir du « tout répartition » -
impossible avec 1 cotisant pour 1 retraité - étaient connus. Il
fallait mettre de côté pour compléter les futures retraites, pendant que l'on
avait encore une bonne démographie. Au lieu de cela, pour des raisons
électoralistes, on a distribué des droits non acquis qui vont aggraver les
problèmes démographiques de demain, pendant plus d'une génération.
Quels remèdes préconisez-vous ?
Faire ce que j'ai fait dans ma caisse. En arrivant, je souhaitais changer de
système, passer un maximum en capitalisation. Malheureusement, toutes les
simulations ont montré qu'il aurait fallu commencer il y a 15-20 ans pour
maintenir les retraites au niveau actuel. Nous avons donc décidé de
geler le système en vigueur, en informant les affiliés que leurs futures
retraites seraient divisées par deux. Ainsi nous les motivions
pour qu'ils mettent de côté le complément, pour se constituer dans 30 ans une
retraite acquise pour moitié par la répartition et pour moitié, par l'épargne.
Le gouvernement fait l'inverse : il fait croire que tout va bien en
« tout répartition », « que l'Etat s'en charge », il empêche
ainsi les Français de prendre conscience qu'ils doivent épargner pour
l'avenir. Pire, il les prive de leur capacité d'épargne,
car pour continuer en « tout répartition », soit il faudra doubler
les cotisations, soit il faudra trouver un autre mode de financement
(augmentation CSG, TVA, etc. …). Dans les deux cas, ce sont les ménages
qui trinquent. Nous, professions libérales, avons une petite chance de
mieux nous en sortir car notre bonne démographie nous permet
encore de constituer des réserves. Dans le seul régime que nous
maîtrisons qui est le régime complémentaire, les réserves assureront
demain 1/3 de la retraite et les cotisations les 2/3 restants. En commençant 15
ans plus tôt- si le gouvernement nous avait laissé faire- les réserves auraient
pu être de la moitié. Ce sont malheureusement les jeunes qui
payeront nos erreurs passées.
·
*Retraites, le mensonge permanent. Editions Les Belles Lettres. 2000.
·
Le livre blanc et noir de l'ASV, édition spéciale de la CARMF. Septembre
2007
Mots clés associés : caisse
de retraite - inégalité
public p
L'emploi des
seniors au cœur du dispositif « retraites »… Y compris pour l'Etat ?!
Le
levier de l'emploi des seniors ne doit pas s'appliquer qu'au secteur privé et
gommer la retraite anticipée des fonctionnaires « actifs ».
Outre le rendez-vous de 2008, « la clé de
l'équilibre de nos régimes de retraite réside dans l'emploi des seniors »
vient d'indiquer le gouvernement. Qui le contredira ? Le Plan Seniors de
Dominique de Villepin n'ayant rien donné, espérons que le gouvernement Fillon
aura plus de succès avec, pour 2008, les mesures annoncées suivantes :
-
Taxation plus lourde des préretraites : la
contribution des entreprises serait portée de 24,15 % du montant des
allocations à 50 %. Pour les nouveaux préretraités, ces dernières seraient
assujetties à la CSG des actifs (taux de 7,5 %) et non plus à celle des
retraités (6,2 % ou 3,8 % selon les cas). Les 80 millions d'€ récupérés sur
cette dernière mesure seraient versés à la Cnav (Caisse nationale
d'assurance vieillesse).
-
Renchérissement des mises à la retraite d'office pour
l'employeur. Le gouvernement reviendrait sur les dérogations permises dans
certains accords de branches, soit par extinction (jusqu'à la fin 2009)
soit par suppression du régime fiscal et social plus favorable entre 2010
et 2014 dans certaines branches. Pour tout salarié mis à la retraite d'office
avant 65 ans (environ 100 000 personnes par an), une cotisation
patronale de 25 % en 2008 et 50 % en 2009 serait instaurée. Recette
attendue : 250 à 300 millions d'€ pour la Cnav.
-
Suppression des dispenses de recherche d'emploi pour les seniors :
un relèvement progressif devrait intervenir pour relever la limite d'âge
actuelle (entre 55 ans et 57,5 ans) jusqu'à l'extinction de la mesure.
A supposer que ces dispositions contribuent réellement à
corriger le sous-emploi catastrophique des seniors en France
(37,6 % de la population de 55 à 64 ans contre 45,3% en Europe),
il faut rappeler que l'Etat doit aussi impérativement balayer devant sa
porte. Sa responsabilité dans les retraites anticipées de
milliers de fonctionnaires est énorme. 1,14 million d'entre eux, dits
« actifs »*, partent à la retraite à 55 ans, voire 50 ans. Les
suppressions de postes annoncées pour 2008 ne concernent que la fonction
publique d'Etat. Cela signifie que des centaines de milliers de
fonctionnaires hospitaliers et des collectivités territoriales continuent à
partir en retraite anticipée… Sans parler des bénéficiaires des
régimes spéciaux.
*Cf. notre étude sur les fonctionnaires
« actifs » en ligne sur le site, dans l'onglet Etudes & Analyses.
Etc. Etc. Etc.
J'ai trouvé un sit'com bien de chez nous « tout sur les
retraites » …
Mais rien ne vous empêche d'aller voir si dans les archives
plus anciennes…. Vous trouvez votre bonheur !
J'ai fait mes recherches sur un site formidable
« SAUVEGARDE RETRAITES » ? Vous pouvez voir par vous-mêmes que
je n'ai rien inventé. (Je ne suis pas certaine que les tableaux qui figurent
sur ce document seront visibles sur mon blog), et éventuellement, comme ils
disent sur chaque page du site « faire un don », je vous engage à
faire circuler toutes ces informations autour de vous, faute de quoi leur
travail se perd un peu dans la galaxie Internet, et c'est dommage. Si nous
voulons que les choses avancent, c'est à nous de prendre notre avenir en
main !!!
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