Je vous envoie cette lettre ouverte, j'espère qu'elle vous seras transmise et que vous la lirez avec toute l'attention que vous devez à vos électeurs, et que vous saisirez l'importance de l'enjeu qui est le vôtre.
En effet, si toutefois vous veniez à être élu, comme vous le souhaitez, l'exaspération est telle, si vous veniez à décevoir, que vous n'auriez pas la possibilité de vous représenter une seconde fois.
1/Votre position sur les délocalisations est inacceptable pour tous les travailleurs de ce pays, l'entreprise faisant partie intégrante des biens sociaux, elle est en partie la propriété de ses salariés. Laisser les cannibales du grand capital s'en emparer est donc une faute impardonnable qui ne peut que se retourner contre vous. J'ai entendu dire un jour qu'il n'était pas interdit par la loi de délocaliser, pourquoi ne pas combler ce vide juridique qui n'est que rendre la justice !
2/La cause des multinationales qui font feu de tout bois en nous oppressant chaque jour un peu plus est indéfendable ! Comment penser que des entreprises qui font déjà de substantiels bénéfices se trouvent prises à la gorge au point de licencier ?
3/Vous estimez que pour gagner plus il faut travailler plus, vous êtes prêt à faire des efforts pour que nous ne payons pas d'impôts sur les heures supplémentaires. Pourquoi ne pas aller plus loin et pour encourager définitivement le travail, il serait judicieux de supprimer purement et simplement les impôts sur le revenu. Nous serions tentés par une mesure qui nous permettrait enfin de nous enrichir nous aussi. L'argent supplémentaire engrangé serait vite dépensé, ce qui favoriserait la relance économique et la TVA compenserait le manque à gagner. S'il n'y avait pas les impôts, beaucoup d'inactifs d'aujourd'hui se remettraient au travail. De plus pourquoi voulez-vous qu'une personne sur qui la maladie vient de faire une incursion, aie envie de travailler plus, alors que tout dans sa tête lui conseille de profiter de la vie puisqu'elle peut être raccourcie, il faut que l'enjeu soit de taille !
4/Vous dites au Français de s'endetter, que nous sommes moins endettés que les anglais par exemple, et qu'il ne faut pas craindre de recourir au crédit, pourtant l'état ne fait rien pour nous protéger des huissiers et de l'expulsion !
5/Le plus important c'est de rembourser la dette de l'état sans dilapider nos forces vives, seul le travail de tous peut réparer le tords qui a été commis. Les générations futures n'ont pas à payer pour celles qui ont creusé la dette, alors que les élus se sont montrés négligents au point de voter pour des lois qui n'étaient pas applicables financièrement. Comme la pollution que nous causons détruit la terre pour nos enfants. Il est possible de tout réparer et de rendre à César ce qui lui appartient.
6/Je veux bien que vous soyez de droite, mais cela doit-il obligatoirement vouloir dire que le social doit disparaître au profit de l'exploitation des plus faibles. N'est-il pas possible d'être de droite et de vouloir plus de social ? Je veux dire du social dans le bon sens, gratuit pour les travailleurs, sans cette foutue solidarité qui fait que tant de fainéants vivent au crochets des autres.
7/Enfin l'état doit donner du travail, soit en remettant dans le giron Français les entreprises qui s'égarent et en les obligeant, par une loi, à réinvestir une partie des bénéfices dans la création d'emplois et (ou)d'entreprises. En créant des entreprises nouvelles, et en créant des emplois associés au service public en développant des partenariats, pour les services que vous ne pouvez plus assurer par la fonction publique. Enfin toutes les entreprises doivent être incitées à améliorer la qualité du travail, par la qualité de l'air ambiant d'une part, et par une température égale tant l'hiver que l'été, des locaux par les énergies renouvelables. Vos amis les grands patrons des multinationales, qui se sont gavées sur notre dos pendant de si longues années, doivent bien nous renvoyer l'ascenseur !
8/Il est nécessaire que chaque homme puisse trouver un travail en CDI, où il soit autant possible d'évoluer que de s'épanouir, parce que l'entreprise sera devenue un endroit où l'on se sentira bien. Et inscrire le droit au travail opposable dans la loi (Confucius n'a-t-il pas dit : "si tu donne un poisson à quelqu'un qui a faim, il aura à manger pour un jour, si tu lui apprends à pêcher il aura à manger pour toute sa vie.") C'est cela pour moi faire du social, pas distribuer l'argent du contribuable en pure perte. C'est uniquement de cette manière que la croissance repartira, pas avec des emplâtres sur des jambes de bois !
Je suis une personne très créative, je peux trouver des solutions pour relancer l'économie, remettre la France en marche comme vous dites. Si vous continuez dans la voie du libéralisme à outrance dont les pauvres travailleurs font les frais, alors que déjà ils sont les seuls qui font tourner l'économie, ils vont vous en vouloir et vous perdrez la confiance qu'ils vous auront accordé.
Le choix vous appartient d'être un grand président, ou seulement une étoile très filante ! |