Une nouvelle fois un escroc défraie la cronique, pour sa scandaleuse utilisation du statut et des allocations d'adulte handicapé, plus les aides de la CAF et de la Sécu faites pour les personnes handicapées, dont il se revendique. Ce qui est déjà un vol en soit, mais en plus comme il est particulièrement idiot contrairement à beaucoup d'autres qui se font oublier, il passe sa ceinture noire de karaté, au vu des gendarmes qui ont pu le filmer en pleine "action".
Revenons un peu en arrière, jeudi 1er avril, Midi Libre relatait dans ses colonnes les résultats d'une enquête de gendarmerie portant sur l'arrestation d'un réseau de trafiquant de faux dossiers de handicap, avec de faux certificats de médecins. "L'un des organisateurs écroués", la CAF suspend le versement des allocations aux escrocs démasqués : une toute petite trentaine. Selon la gendarmerie : 850 000 euros détournés depuis 2002. (argent qui n'a pas pu être utilisé pour l'aide aux personnes handicapées dont les difficultés au quotidien sont nombreuses) Et ils n'excluent pas que la fraude ne soit reproduite à d'autres département de la région. Il me semble très optimiste de penser que seule notre région puissent concentrer tant de fraudeurs et que le reste de la France ne soit pas touchée. Fraudeurs tremblez, la justice est en action et elle passera !
La CAF insiste sur la lutte permanente menée contre les fraudeurs : "en moyenne chaque personne est contrôlée 2,8 fois et nous avons décelé l'an dernier 147 dossiers litigieux. Nous étions au courant de cette enquête, et nous attendions l'intervention des gendarmes pour agir à notre tour" explique Thierry Mathieu, le directeur adjoint de la CAF de Montpellier.
Selon le Ministre délégué aux personnes handicapées, Mr Philippe Bas, "Une escroquerie révoltante, et indigne, impossible aujourd'hui depuis la loi handicap de 2005, chaque demande d'une personne handicapée donne lieu à un examen individuel du projet de vie et à un examen médical. Nous ne pouvions pas déceler cette fraude, puisque les dossiers médicaux étaient instruits par la Cotorep, nous n'intervenions que pour le versement des prestations."
Revenons à notre triste sire, et au Midi Libre du 22 avril 2007, je cite : "Il avance doucement dans son fauteuil roulant, aidé par une infirmière. Il s'en extirpe péniblement le visage crispé par l'effort, et s'aide d'une béquille et d'une canne pour venir jusqu'à la barre du tribunal correctionnel. Jean-Louis, 44 ans, a pourtant un physique de déménageur. Mais il l'assure, suite à deux accidents, celui qui touche 750 euros de pension d'adulte handicapé -il est déclaré à 80%- ne peut pas marcher. Ou très rarement.
On le croirait volontiers s'il n'y avait pas cette accumulation de témoignages, et de procédures engagées contre lui, qui le font apparaître comme un simulateur de haut niveau. Mi-mars il a été mis en examen pour escroquerie. La brigade financière s'est aperçue qu'il touchait les allocations alors que dans le même temps, il passait sa ceinture noire de karaté ! Les policiers l'ont filmé en train de pratiquer son art martial favori...
Vendredi il était jugé au tribunal pour avoir lancé des cocktails Molotov chez son voisin et également propriétaire, à qui il doit 12 000 euros pour un arriéré de deux ans de loyers impayés. A Cazedevieille, petit village situé au pied du Pic Saint-Loup, Jean-Louis ne passe pas inaperçu. Il est devenu la terreur, la bête noire d'une partie des habitants, il les insulte, les menace, crève les pneus des véhicules qui sont garés près de chez lui, affirment-ils en choeur : "c'est un escroc, il coupe les arbres, il fait du vélo, du footing, joue au foot avec ses enfants. Dans le village il a soixante plaintes déposées contre lui. Tous les jours une ambulance vient le chercher, il est divorcé mais sa femme vit chez lui. Et en plus il se vante : "j'ai niqué tout le monde" assène un habitant à la rancune tenace.
Le soir ou les cocktails Molotov ont été lancés sur le cabanon de la victime, plusieurs témoins ont vu une ombre courir vers la maison de Jean-Louis. Juste après le maire est arrivé avec son 4X4 et s'est mis dans le chemin pour empêcher le garnement de filer. Mais ce dernier lui a foncé dessus, sans dommage.
"Je suis innocent, on peut tromper un, deux médecins mais pas dix, je suis handicapé." Pour lui, comme pour son avocat, il n'a pas pu incendier le cabanon puisqu'il est en fauteuil roulant. "Il m'arrive de marcher, j'ai des substances, des médicaments qui me permettent d'aller mieux" dit-il. Que ne les a-t-il pas pris pour aller au tribunal, au lieu de se faire rembourser des frais de déplacement et d'infirmière pour l'accompagner. A moins que ce ne soit un de ces grands pervers qui aiment bien qu'une toilette intime leur soit prodiguée.
Pourtant le médecin légiste qui l'a examiné pour cette affaire n'a rien décelé : "il a une musculature athlétique, il pourrait marcher, mais il dit qu'il ne peut pas le faire. Pour cette affaire, le tribunal, incrédule, l'a condamné a neuf mois de prison avec sursis et il a interdiction de retourner au village !"
Me Maryse Péchevis, l'avocate des plaignants : "il a un arriéré de 12 000 euros de loyer, Il a divorcé pour toucher la CAF, il est ceinture noire de karaté et il ose venir en fauteuil" ! Qui lui paye, comme à tous les autres fraudeurs, les frais infirmiers indus, les transports par ambulance et souvent une aide ménagère ? La Sécu déjà en déficit ou la CAF, c'est à dire nous, combien sont-ils comme ce sal.... ?
Si j'ai retranscrit aussi fidèlement que possible l'article de Midi Libre c'est d'une part pour que tous les lecteurs du web qui ne peuvent pas le lire puissent apprécier à sa juste mesure toute la roublardise du gaillard, d'autre part pour attirer l'attention sur ce qui est certainement une pratique courante de la part des fraudeurs, Mr Bas, ils ne reculent devant aucun expédient pour obtenir une pension et profiter de la vie tranquillement sur le dos des autres. J'espère qu'un jour nous connaîtrons toute l'ampleur de la fraude !
Certaines "affections" ne devraient jamais faire l'objet d'une reconnaissance de handicap puisqu'elles n'en sont pas. Je connais un "dépressif" qui vit des allocations pour ne pas payer la pension alimentaire qu'il aurait dû à sa femme s'il avait été salarié. Il faut revoir la définition du handicap, et ne pensionner que les personnes réellement handicapées. C'est une honte que de faire un amalgame entre une personne valide et une personne en fauteuil ou sur un lit de torture. Je connais un adulte de 35 ans qui a l'âge mental et la mobilité d'un nouveau né, que sa famille doit nourrir et faire manger. ils ne sont pas assez aidés mais pour augmenter les allocations de ceux qui y ont légitimement droit, il faut exclure tous les voleurs !
Vous n'êtes pas sans savoir qu'avec un simple mal de dos ou une dépression il est possible de percevoir cette pension. Nous sommes nombreux à connaître, qui un dépressif, qui un souffreteux du dos profitant bien de la vie, allant à la chasse, à la mer, ou faisant copieusement la bringue avec des amis... Le mal de dos ou la déprime n'étant qu'une vue de l'esprit, à la solde exclusive des médecins souvent débordés qui ne peuvent suivre tous les dossiers, et dont les galapiats se moquent avec aisance et quelques accessoires dignes du théâtre. Chaque demande (ou chaque suivi de dossier doit faire l'objet de contrôles rigoureux, avec examens par des spécialistes, et des appareils performants, dans les domaines où les évaluations sont nécessaires. Et convoquer régulièrement pour recontrôler.)
J'ai vu une de mes voisines partir un jour avec des béquilles, sans doute pour s'entraîner, je lui ai demandé la raison de ce nouvel accessoire, elle m'a répondu avoir été opérée d'un talon d'Achille. Par chance, ou miracle de la chirurgie, elle était juchée sur ses talons hauts trois jours après pour aller en ville ! Elle est parait-il en arrêt de maladie depuis Vingt mois. Moi, pour deux opérations d'une tumeur cancéreuse, j'ai été arrêtée quatre mois, puis trois mois à mi-temps thérapeutique. J'ai repris mon travail, sans doute qu'une tumeur cancéreuse est moins grave qu'un talon d'Achille défaillant !!!
Il n'y a qu'en remettant sans arrête l'ouvrage que l'on pourra parvenir à nettoyer tout ce fatras d'escrocs ! (Lire aussi "Les nouveaux julots") pour mon voisin handicapé qui roule en A..I A6 aux frais des allocations d'adulte handicapé, et qui se déplace maintenant beaucoup mieux.)
Un grand merci aux journalistes de Midi Libre que je lis toujours avec beaucoup de plaisir et qui font un travail d'investigation formidable. |