Depuis deux jours je ne décolère pas, je me suis encore laissée avoir !
Ils sont partis en famille pour le week-end à la montagne, profiter du bon air....
"Elle" est restée là, bien sur il n'y a personne pour la faire manger pendant les deux jours. Tout le monde est parti, famille et amis. Sauf moi, "je suis à côté", sous entendu si vous venez cela ne vous dérange pas.
Et en plus c'est la façon de faire : "le week-end prochain je ne suis pas là"... ce qui revient à dire débrouillez-vous ce n'est plus mon problème. Pourtant "elle" aurait peut-être aimé être avec sa famille. "Elle" est complètement valide, "elle" n'est pas malade, "elle" n'a pas de protections malgré son grand âge, puisque Dame Nature l'a bien servie. Mais "elle" dérange, "elle" est de plus en plus exclue des fêtes de famille !
Moi ? Mais je n'avais rien d'autre à faire ! Si, un peu de ménage comme d'habitude, la préparation du repas comme d'habitude. Et puis c'était Pâques, je souhaitais aller à la messe dans ma paroisse, mon mari avait envie que ses parents viennent manger à la maison cela revenait à faire "un repas de famille" donc plus soigné qu'un dimanche ordinaire.
Finalement, je me suis levée de bonne heure, pris mon petit déjeuner, fait un peu de ménage, sortir la chienne, il était l'heure de la messe. Puis je suis aller faire manger ma "bénéficiaire". Pendant ce temps mes garçons ont préparé le repas avec le papa, et les beaux-parents ne sont venus que pour le goûter. Et rebelote pour le repas du soir.
Demain, un peu moins bousculée, je vais les inviter ; je vais avoir un peu plus de temps pour cuisiner (heureusement parce que les enfants travaillent et je ne peux pas leur demander un coup de main), foutu le repas de famille ; tout renettoyer après, foutu le week-end !
Ah j'allais oublier le principal, l'aide au repas du midi et du soir qu'il faudra effectuer !
J'en ai marre de me faire avoir, de toujours travailler pendant que les autres se payent du bon temps en famille. De priver ma famille à moi parce que les autres "usent et abusent" de ma conscience professionnelle pour ne pas en avoir (de conscience). Certains week-ends, elle est complètement oubliée et le lundi je peux lire le mot de l'infirmière sur le cahier : personne n'est venu hier s'occuper de "mamie" !
P... de "familles" !!!! Il faudrait mourir avant de devenir vieux et d'être un poids pour les familles. Je vois même lors des enterrements, parfois, du soulagement... "ils ne souffrent plus", "ils avaient fait leurs temps" ! Enfin, eux, ils sont tranquilles c'est sur !!!
Envie de crier !!! Faites suivre autour de vous largement... Les prochains "vieux" c'est nous, oui vous avez bien lu "nous", donc vous aussi qui lisez ces quelques lignes. Il va falloir rééduquer tous ces bringueurs avant qu'ils ne nous tuent à la prochaine canicule. |