A force d'entendre parler de la solidarité avec les plus démunis, et de toujours avoir la main au porte-monnaie, certains travailleurs ont le verbe amer et ne veulent plus passer pour des pigeons. Je vous invite à relire l'édifiant article de Marianne, N° 513 "Les pièges de l'assistanat".
Je cite l'exemple d'Anita, la trentaine, habite seule à Paris avec ses deux enfants. Ses ressources : 115 euros de pension alimentaire + 285 euros d'allocations familiale + 819 euros d'allocation de parent isolé + 425 euros d'allocations logement + 122 euros d'aide au logement de la ville de Paris. Soit un total de 1766 euros net mensuels. Anita n'est pas imposable, elle est exonérée de la taxe d'habitation et de redevance audiovisuelle. Elle bénéficie de la CMU, de tarifs préférentiels chez France Télécom, d'une réduction de 75 % du prix de sa carte orange. par ailleurs la Mairie de Paris prend en charge une partie de sa facture EDF-GDF et Anita perçoit des allocations exceptionnelles (rentrée scolaire, prime de Noël...). En somme, je cite toujours, pour qu'Anita conserve le même "niveau de vie" en travaillant, il faudrait qu'elle gagne 1800 euros net par mois, ce qui paraît peu probable... Anita n'a aucune qualification, et n'a travaillé toute sa vie que quelques mois.
Voilà un exemple parfait de "cumul" des aides. Pourquoi voulez-vous que ces "bénéficiaires" acceptent de se lever le matin alors que pour eux la vie est belle !
D'autres on un autre "cumul", celui des "débrouille-toi tout seul", n'ont pas de pension alimentaire, encore moins d'allocation familiales d'aucune sortes ni d'aides municipales et pas plus de réductions de quoi que ce soit. Et à la fin du mois ils sont "en rouge" à la banque après avoir tout payé par leurs propres moyens, toujours bosser, pas de resto, pas de ciné et encore moins de vacances.
Qui est privilégié, qui est démuni ?
Ce qui me fait dire qu'il y a une forme d'injustice à vivre plus confortablement de la charité publique que de son propre travail. Il ne faut pas s'étonner que dans la société actuelle, où la dette de l'état prend des proportions inquiétantes, des voix s'élèvent pour dénoncer l'assistanat ou la paresse. c'est tout à fait compréhensible.
Plus de justice serait que chaque personne voie ses cumuls d'aides plafonnés à sa capacité de travail, et que chacun se voie attribuer des aides en fonction de cette même capacité de travail. C'est ça "plus de justice sociale". Et réhabiliter l'aide sous forme d'heures de travail. Ou créer une dette d'heures de travail.
Je pense aussi qu'il devrait y avoir dans la facturation d'électricité et de gaz, une fraction de "gratuité" pour tous, par exemple 20% qui correspondrait à la part du service public, qu'il ne serait pas possible de couper. cela redonnerait du pouvoir d'achat aux consommateurs. La question serait réglée avec un compteur à double entrée, un service minimum en quelque sorte, le reste restant intégralement à la charge de tous les utilisateurs sans distinction, cela inciterait à faire des économies, ce que ne font pas forcément les assistés.
Parce que s'il est plus "intéressant" de ne pas travailler et d'encaisser les aides de l'état, nous pourrions fort bien tous décider de nous inscrire au RMI, de nous laisser vivre et profiter de la vie. Qui paierait les impôts après, la dette de l'état et les salaires des ministres ?
Moi non plus je n'ai pas envie de perdre ma vie à la gagner. En plus je suis encore suivie pour ma tumeur du sein, et si je devais rechuter, j'aimerais bien en avoir profité un peu entre temps. Pourquoi devrions-nous être "pénalisés" par nos impôts sur les fruits de notre travail, pendant que d'autres sont des "bénéficiaires". C'est injuste !
Travaillez plus, Mr Sarkozy, j'ai bien peur que cela ne serve qu'à augmenter le PIB, (et par conséquent les prélèvements obligatoires) et fort peu le fonds de roulement de notre compte en banque. La justice sociale n'est pas dans l'asservissement des uns pour le profit des autres, en haut ou en bas de l'échelle.
Ou alors tous au RMI et vive le RMI !
A force d'entendre parler de la solidarité avec les plus démunis, et de toujours avoir la main au porte-monnaie, certains travailleurs ont le verbe amer et ne veulent plus passer pour des pigeons. Je vous invite à relire l'édifiant article de Marianne, N° 513 "Les pièges de l'assistanat".
Je cite l'exemple d'Anita, la trentaine, habite seule à Paris avec ses deux enfants. Ses ressources : 115 euros de pension alimentaire + 285 euros d'allocations familiale + 819 euros d'allocation de parent isolé + 425 euros d'allocations logement + 122 euros d'aide au logement de la ville de Paris. Soit un total de 1766 euros net mensuels. Anita n'est pas imposable, elle est exonérée de la taxe d'habitation et de redevance audiovisuelle. Elle bénéficie de la CMU, de tarifs préférentiels chez France Télécom, d'une réduction de 75 % du prix de sa carte orange. par ailleurs la Mairie de Paris prend en charge une partie de sa facture EDF-GDF et Anita perçoit des allocations exceptionnelles (rentrée scolaire, prime de Noël...). En somme, je cite toujours, pour qu'Anita conserve le même "niveau de vie" en travaillant, il faudrait qu'elle gagne 1800 euros net par mois, ce qui paraît peu probable... Anita n'a aucune qualification, et n'a travaillé toute sa vie que quelques mois.
Voilà un exemple parfait de "cumul" des aides. Pourquoi voulez-vous que ces "bénéficiaires" acceptent de se lever le matin alors que pour eux la vie est belle !
D'autres on un autre "cumul", celui des "débrouille-toi tout seul", n'ont pas de pension alimentaire, encore moins d'allocation familiales d'aucune sortes ni d'aides municipales et pas plus de réductions de quoi que ce soit. Et à la fin du mois ils sont "en rouge" à la banque après avoir tout payé par leurs propres moyens, toujours bosser, pas de resto, pas de ciné et encore moins de vacances.
Qui est privilégié, qui est démuni ?
Ce qui me fait dire qu'il y a une forme d'injustice à vivre plus confortablement de la charité publique que de son propre travail. Il ne faut pas s'étonner que dans la société actuelle, où la dette de l'état prend des proportions inquiétantes, des voix s'élèvent pour dénoncer l'assistanat ou la paresse. c'est tout à fait compréhensible.
Plus de justice serait que chaque personne voie ses cumuls d'aides plafonnés à sa capacité de travail, et que chacun se voie attribuer des aides en fonction de cette même capacité de travail. C'est ça "plus de justice sociale". Et réhabiliter l'aide sous forme d'heures de travail. Ou créer une dette d'heures de travail.
Je pense aussi qu'il devrait y avoir dans la facturation d'électricité et de gaz, une fraction de "gratuité" pour tous, par exemple 20% qui correspondrait à la part du service public, qu'il ne serait pas possible de couper. cela redonnerait du pouvoir d'achat aux consommateurs. La question serait réglée avec un compteur à double entrée, un service minimum en quelque sorte, le reste restant intégralement à la charge de tous les utilisateurs sans distinction, cela inciterait à faire des économies, ce que ne font pas forcément les assistés.
Parce que s'il est plus "intéressant" de ne pas travailler et d'encaisser les aides de l'état, nous pourrions fort bien tous décider de nous inscrire au RMI, de nous laisser vivre et profiter de la vie. Qui paierait les impôts après, la dette de l'état et les salaires des ministres ?
Moi non plus je n'ai pas envie de perdre ma vie à la gagner. En plus je suis encore suivie pour ma tumeur du sein, et si je devais rechuter, j'aimerais bien en avoir profité un peu entre temps. Pourquoi devrions-nous être "pénalisés" par nos impôts sur les fruits de notre travail, pendant que d'autres sont des "bénéficiaires". C'est injuste !
Travaillez plus, Mr Sarkozy, j'ai bien peur que cela ne serve qu'à augmenter le PIB, (et par conséquent les prélèvements obligatoires) et fort peu le fonds de roulement de notre compte en banque. La justice sociale n'est pas dans l'asservissement des uns pour le profit des autres, en haut ou en bas de l'échelle.
Ou alors tous au RMI et vive le RMI ! |