POURQUOI J'AI VOTE POUR LE NON : parce que je suis de gauche ont répondu les experts traducteurs des humeurs suffragettes.
Que non pas ! Je ne suis pas de gauche puisque je réprouve l'assistanat. Parce que je ne veux pas payer les factures de loyer, d'électricité, de gaz, de réductions de toutes sortes pour mes voisins RMIstes, propriétaires de Ja.., ou "malades depuis 18 mois", que je vois toujours en très bonne santé, sauf pour aller au contrôle médical avec des béquilles.
Je ne suis pas de droite, parce que je désapprouve les délocalisations ou les licenciements alors que les entreprises font des gros bénéfices qu'elles redistribuent à leurs actionnaires. J'ai entendu Madame Voynet dire que cela devrait être interdit, fort bien, je suis pour, mais depuis la toute première délocalisation... Les députés aurait pu voter une loi pour une si brillante idée ! S'il faut attendre les 6 mois avant les élections pour voir naître les brillantes idées, cela veux sans doute dire que le mandat des députés ne devrait pas excéder cette durée, ni se renouveler.
L'Europe est comme toutes les grandes idées bien Française, excellentes sur le principe, techniquement irréprochables, mais financièrement irréalisables. Deux exemples pour mémoire : Le France, et Le Concorde. Auxquels il faudra très probablement bientôt hélas ranger l'A380, si l'on en croît les rumeurs de l'aéronautique Française. Tout ça pourquoi : la rentabilité. Les financiers se moquent comme d'une guigne de la technologie ou des grandes idées.
Comment marche l'Europe ? L'Europe est un très gros porte-monnaie, dont la Banque Mondiale surveille les fluctuations et les intérêts... Il y a un revenu, et une famille moyenne. Vous agrandissez la famille avec une ou plusieurs autre familles riches, vous agrandissez le revenu, et le niveau de vie se maintien pour tout le monde d'une façon a peu près correcte. Vous agrandissez la famille avec une ou deux familles pauvres, vous faites chuter le revenu et il faut partager.
Partager les emplois au niveau européen, ça s'appelle les délocalisations, parce que le général en chef européen surveille ses placements, et partager aussi notre mirifique "modèle social" dont tout bon politicien se flatte. Nous sommes donc embarqués dans un imbroglio politico-financier dont nous n'avons pas la plus petite idée. La seule chose qui ne nous a pas échappé, c'est que notre porte-monnaie lui a fondu, parce que comme dans toute bonne famille, chacun veut son argent de poche.
L'intérêt des uns ne rejoint pas toujours les intérêts des autres. J'ai constaté que pour que les nouveaux entrants augmentent leur niveau de vie au point de rejoindre le notre, il a fallu que notre revenu stagne. Une chance qu'il n'ait pas diminué !
Mais entre temps, les revenus de mon logeur, de mon fournisseur d'énergie, de mes approvisionneurs de nourritures terrestres, des différents fournisseurs de services de biens de consommations diverses, tous directement affiliés à mon grand patron de Banque Mondiale, eux se servent d'autorité (c'est eux qui disent combien je dois verser) en prétendant avoir besoin d'une plus grosse part de mon porte-monnaie !
Si les banquiers veulent faire l'Europe qui est une si grande idée, et même la mondialisation, qu'ils mettent donc la main dans leur cagnotte, qu'ils y laissent un peu de leurs propres plumes. Je n'ai rien contre les nouveaux arrivants, c'était simplement prématuré. Il manque une étape intermédiaire ou les états font la preuve d'un revenu minimum et d'une éducation Européenne par citoyen.
Nous avons trop le sentiment que pour les nouveaux accédants, l'Europe c'est comme gagner à la loterie. Dans chaque loterie il y a des perdants, en l'occurrence les "anciens", comme les vieux dans la société actuelle, sont laissés pour compte parce qu'ils ne rapportent plus rien. Les entreprises s'expatrient pour avoir des salariés à moindre coût et la ruée s'organise pour notre modèle social car la différence est trop criante.
J'ai voté non... parce que : Y'EN A MARRE ; des banques, du capital, des fonds de pension, des profiteurs de tous poils, parce que je veux retrouver MON pouvoir d'achat. Je veux vivre de MON propre revenu, et que CHACUN puisse en faire autant, que les entreprises nous laissent NOS emplois, ou qu'elles remboursent TOUTE la facture sociale Française : le RMI, la CMU et autres bonnes idées bien de chez nous.
Le France et Le Concorde ont payé : pour avoir trop coûté. L'Europe est comme un iceberg à la dérive, nous n'en voyons que la partie émergée. Moi, ce qui me fait peur, comme en toutes choses, c'est tout ce qui se passe par dessous et qu'on nous cache. |